Après les interrogations suscitées par la consommation de l’huile rouge chauffée pendant plusieurs heures, le directeur de la nutrition à l’ANAN, Charles Sossa, apporte des précisions sur la différence entre l’huile rouge ordinaire et l’huile Zomi. Selon lui, le chauffage de l’huile entraîne notamment une perte de vitamines.
La consommation de l’huile rouge Zomi fait l’objet de nouvelles précisions. Alors qu’un précédent article avait relayé les propos de la nutritionniste Danielle Pliya, présentant l’huile rouge chauffée pendant plusieurs heures comme pouvant être « l’huile de la mort », Charles Sossa, directeur de la nutrition à l’ANAN, revient sur les effets du chauffage de cette huile.
En effet, selon le directeur, il s’agit avant tout de rappeler des connaissances déjà établies en matière de consommation des huiles, notamment de l’huile rouge. « L’huile rouge ordinaire est une huile qui contient assez de vitamines A et E et qui est utile au bon fonctionnement de l’organisme », explique-t-il. Le spécialiste souligne toutefois que le chauffage modifie les qualités nutritionnelles de l’huile. « Quand vous les chauffez, vous les dénaturez et vous les amenez à perdre les vitamines qu’elles contiennent », précise-t-il.
Concernant particulièrement le Zomi, Charles Sossa explique qu’il est obtenu à partir de la forme ordinaire de l’huile rouge, qui est ensuite réchauffée afin de lui donner notamment son arôme et son odeur caractéristiques. Ce processus entraîne donc, selon lui, une perte préalable d’une partie des vitamines. Entre l’huile rouge ordinaire et le Zomi, le directeur de la nutrition estime ainsi que le choix devrait se porter sur la première lorsque l’objectif est de privilégier l’apport nutritionnel. « Il faut préférer l’huile rouge ordinaire parce que c’est plus nutritif que l’huile rouge Zomi », affirme-t-il.
Il nuance cependant son propos : la consommation du Zomi n’entraîne pas, selon lui, de conséquences particulièrement néfastes par rapport à l’huile rouge ordinaire. La principale différence évoquée concerne plutôt l’apport en vitamines, qui serait moindre après le chauffage de l’huile.
ASG