La représentation des femmes dans les parlements nationaux a fortement progressé au cours du dernier siècle, mais les hommes restent majoritaires dans presque tous les pays. En 2025, seuls cinq pays dont le Rwanda et le Mexique comptaient davantage de femmes que d’hommes dans leur chambre basse ou leur parlement monocaméral.
Selon les données de V-Dem reprises par Our World in Data, le Rwanda se distingue avec 63,8 % de femmes parlementaires, devant Cuba avec 55,7 %, le Nicaragua avec 55 %, la Bolivie avec 50,8 % et le Mexique avec 50,2 %. Dans la plupart des autres pays, les hommes occupent encore la majorité des sièges, parfois dans des proportions dépassant 75 %.
Dans plusieurs pays, des quotas électoraux, des sièges réservés ou l’alternance entre candidats ont accéléré l’accès des femmes aux assemblées, avec une efficacité variable selon les systèmes électoraux.
L’Afrique à l’avant-garde grâce au Rwanda
Le continent africain est représenté au premier rang mondial par le Rwanda. Avec 51 femmes sur 80 députés, soit 63,8 % des sièges occupées par les femmes à la Chambre des députés, le pays conserve en 2026 la première place du classement de l’Union interparlementaire (UIP). Cette performance repose notamment sur des mécanismes constitutionnels réservant au moins 30 % des sièges aux femmes, auxquels s’ajoutent la politique de représentation du parti au pouvoir et la participation croissante des femmes à la vie politique.
D’autres pays africains se rapprochent également de la parité. L’Afrique du Sud compte environ 45 % de femmes au Parlement, tandis que la Namibie, le Sénégal, l’Angola et l’Éthiopie figurent parmi les pays africains ayant franchi le seuil de 40 % selon les données récentes de l’UIP.
À l’échelle mondiale, les femmes détenaient 27,5 % des sièges parlementaires au 1er janvier 2026, contre 27,2 % un an auparavant. L’UIP estime que cette progression demeure trop lente. La représentation numérique ne garantit par ailleurs pas automatiquement une influence politique équivalente, les pouvoirs des parlementaires variant selon les systèmes institutionnels.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU