Lors d’une parade de suspects vendredi 29 août 2026, une victime, Samuel Ezekiel, a livré un témoignage sur la vente de son rein. Cela a permis le démantèlement d’un présumé réseau de trafic d’organes opérant entre Abuja et l’État de Nasarawa par la police nigériane
Selon les déclarations de la victime, son ami, Emmanuel Odeh, l’aurait convaincu de vendre son rein. Il a été conduit à l’hôpital Wellington à Life Camp, à Abuja, où l’ablation aurait eu lieu le 24 avril. Pour masquer son identité, un affidavit au nom de « Hassan Abubakar » aurait été préparé au Tribunal fédéral.
Ezekiel affirme avoir reçu plusieurs billets de 100 dollars et un billet de 50 dollars. Mais au lieu de lui remettre la somme, Odeh aurait gardé l’argent pour acheter des téléphones, des power banks et des routeurs Wi-Fi. Des mois plus tard, sans ressources pour rentrer, la victime dit que son ami a même vendu son téléphone pour payer son transport.
L’affaire a éclaté après une alerte de l’activiste Martins Otse, alias VeryDarkMan. Une opération de police a ensuite permis l’arrestation de plusieurs personnes à Karu, dans l’État de Nasarawa.
Parmi les suspects figurent deux néphrologues : le Dr Benjamin Oyime, consultant à Wellington Hospital, et le Dr Daniel Otukpa, directeur par intérim des services cliniques du même établissement, ainsi que les présumés recruteurs Odeh et David Idoko. La police accuse le réseau de cibler des jeunes vulnérables avec de faux documents. Cette affaire relance le débat sur le trafic de reins et la vulnérabilité de la jeunesse nigériane qui n’hésite plus à recourir à la vente d’organes pour de l’argent.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU