Une affaire de nourrisson retient l’attention des autorités à Adjarra, dans le département de l’Ouémé. Un enseignant d’anglais de 43 ans et sa compagne de 37 ans ont été interpellés après des interrogations sur l’origine du bébé qu’ils ont présenté dans un centre de santé. L’enquête se poursuit afin de clarifier les circonstances de cette affaire.
En effet, l’affaire a commencé le samedi 11 juillet 2026 au Centre de santé d’Adjarra 1. Une femme, présentée comme coiffeuse et résidant à Natitingou, s’y est rendue avec un bébé de sexe féminin pour une séance de vaccination. Au cours de la consultation, le personnel soignant aurait relevé plusieurs éléments jugés inhabituels. Selon les premières informations, la sage-femme aurait constaté que la femme ne présentait pas les signes habituellement observés chez une personne ayant récemment donné naissance. Cette situation a alors attiré l’attention des responsables du centre de santé.
Interrogée sur l’origine du nourrisson, la femme aurait déclaré avoir accouché dans une clinique située à Lagos, au Nigeria. Toutefois, elle n’aurait présenté aucun document officiel pouvant confirmer cette version des faits. Face aux doutes, les responsables sanitaires ont alerté les forces de l’ordre.
Une enquête a donc été ouverte pour vérifier les déclarations de la femme. Les premières investigations, menées avec l’appui des services compétents, auraient renforcé les soupçons autour de cette affaire.
Le compagnon de la femme, un professeur d’anglais exerçant dans un établissement scolaire du nord du Bénin, a également été interpellé. Les enquêteurs souhaitent recueillir sa version des faits et déterminer son éventuelle implication dans cette affaire.
Après leur présentation devant les autorités judiciaires, le dossier a été confié à l’Office central de protection des mineurs (OCPM). Les investigations se poursuivent afin d’établir l’identité du nourrisson, de déterminer son origine et de retracer les circonstances dans lesquelles il s’est retrouvé avec le couple.
L’affaire reste donc entre les mains des enquêteurs. Les suites de la procédure devront permettre de faire la lumière sur les zones d’ombre qui entourent l’origine de ce nourrisson et les responsabilités éventuelles des personnes impliquées.
Alola BIAOU