À Atlanta l’Angleterre de Harry Kane était en quête d’une deuxième étoile 60 ans après la première. L’Argentine de Lionel Messi, tenante du titre, lorgnait sur une quatrième. C’est finalement l’Argentine qui rejoint l’Espagne en finale dimanche 19 juillet après avoir gagné 2-1.
Quarante ans après la « main de Dieu » et « le but du siècle » commis en quatre minutes par Diego Maradona au stade Azteca, et 24 ans après le penalty de David Beckham qui a contribué à l’élimination de l’Argentine dès le premier tour du Mondial 2002, on était impatient de voir quel nouveau chapitre allait écrire ses deux équipes. Et ce fut un début de rencontre électrique dans ce duel qui s’annonçait féroce. Il y a eu la bataille ouverte de 1966, la main de Dieu et le but du siècle de Maradona en 1986, le 8e de finale spectaculaire et sous-tension de 1998. 2026 risquait bien d’entrer directement dans cette lignée de matchs légendaires.
À force de subir, la défense finissait par céder sur une nouvelle frappe de Fernandez parfaitement exécutée devant la surface (1-1, 85e). Dos au mur, l’Argentine devenait extatique et semblait inarrêtable face à des Three Lions en perdition. Ils ne parvenaient plus à ressortir un ballon de leur propre camp. A l’inverse, les coéquipiers de Leo Messi étaient encore plus dangereux à chaque action.
Il y avait d’abord ce tir sur le poteau (90e+2) et dans la continuité de l’action, Messi adressait un centre au second poteau pour la tête de l’entrant Lautaro Martinez (1-2, 90e+2). Sonnés et frustrés, les Anglais n’ont pas trouvé les ressources pour revenir, ni même se procurer une occasion. Ils laissent passer une chance immense car c’est bien le champion du monde qui défendra son titre face à l’ ‘ Espagne dimanche prochain.
L’’Espagne aura l’occasion de soulever une deuxième fois le trophée après 2010, tandis que l’Argentine tentera de conserver son titre et d’ajouter une 4e étoile à son maillot après 1978, 1986 et 2022.