Investi le dimanche 24 Mai 2026, le président Romuald Wadagni a en moins de deux mois effectué plusieurs voyages pour rétablir et renforcer les liens diplomatiques du Bénin avec les pays visités. Pendant ce temps, les corps constitués du pays s’impatientent, les relations entre béninois bégaient politiquement et la cohésion sociale est grippée du fait de la politique d’exclusion et de chasse aux sorcières pratiquée ces dix dernières années.
Le Niger, le Burkina Faso, le Mali, le Togo, la Côte d’Ivoire, la Guinée, l’Angola, la Mauritanie, et le Nigeria sont entre autres pays qui ont déjà accueilli Romuald Wadagni après sa prise de fonction en tant que Président de la République du Bénin. Des sorties applaudies, des actes forts appréciés par les béninois et salués par nombre d’observateurs de la vie politique du Bénin étant donné que ces dernières années le pays de Patrice Talon avait entretenu des relations plus que tendues avec ces nations sœurs et s’était isolé complétement de ses voisins et même du monde. Seulement, une chose est de rétablir, corriger et renforcer ses relations avec les voisins, avec le monde extérieur, mais une autre est de garantir chez soi, la paix, la cohésion et la quiétude entretenues par une politique sociale soutendue par la bonne gouvernance et le vivre ensemble.
Malheureusement, pendant que le président s’active à l’international, ceux qui font le pays, les corps constitués de la République sont mis en attente. Depuis son investiture, Le nouveau président du Bénin n’a encore rencontré ni les syndicalistes, ni les opérateurs économiques, ni la presse nationale, ni les forces politiques du pays pour ne citer que ces composantes de la société. Et pourtant, même si le Chef de l’état reçoit des fiches qui l’informant en temps réel, le fait de rencontrer ces différentes composantes de la société lui permet de s’imprégner directement des réalités, de précieux détails que les fiches pourraient occulter.
Plus d’une fois, plusieurs voix dont notamment celles de l’opposition béninoise se sont levées pour suggérer et parfois même exiger une assise nationale à l’occasion de laquelle les béninois, tous bords politiques confondus, se parleront pour redéfinir les bases du développement de leur Nation. Plusieurs béninois croupissent derrière les barreaux pour leurs opinions politiques et d’autres sont toujours des exilés politiques. L’opposition a été fragilisée et déplumée dans un Benin qui se veut toujours démocratie. Élu à plus de 94% des suffrages exprimés, le président Romuald Wadagni porte sans doute l’espoir du peuple béninois qui attend de lui des décisions, actions et réformes fortes capables de lui faire oublier les 10 ans de rupture vécus dans la douleur. En plus du renforcement des liens diplomatiques du Bénin avec le monde, le président Romuald Wadagni ne devrait-il pas travailler à redonner confiance aux investisseurs privés surtout les nationaux qui ont dû partir pour ne pas sombrer ? Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, le Bénin attend d’être rénové et réconcilié sur tous les plans. Dans ses déplacements à l’extérieur, Wadagni doit toujours travailler pour une vie plus apaisée socialement, politiquement et économiquement à l’intérieur de son pays, le Bénin.
La libération des détenus politiques, le retour des exilés, la lutte contre la cherté de la vie, l’amélioration du panier de la ménagère et l’inclusion politique etc, doivent servir de boussoles au président visiblement engagé et déterminé pour redonner le sourire aux béninois.