Accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 à travers un message adressé à Pascal Tigri, un lieutenant-colonel a rejeté les faits devant la CRIET. Il affirme avoir agi sous l’effet de la peur, tandis que le procès est renvoyé au 20 juillet pour les réquisitions et les plaidoiries.
Le procès du lieutenant-colonel poursuivi pour avoir envoyé un message de félicitations à Pascal Tigri s’est poursuivi devant la CRIET. Au cœur des débats figure un message publié dans un groupe WhatsApp d’anciens camarades de promotion : « Félicitations Monsieur le Président », que le parquet spécial considère comme un possible soutien à la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025.
À la barre, l’officier a fermement rejeté cette interprétation. Il a assuré n’avoir jamais participé à un projet de renversement des institutions ni été informé d’une quelconque préparation. Selon lui, s’il avait eu connaissance d’un tel complot, il aurait immédiatement alerté sa hiérarchie.
Revenant sur le message incriminé, le militaire a expliqué avoir agi sous l’effet de la panique après avoir appris qu’un blindé circulait à vive allure dans son quartier, faisant craindre pour sa vie et celle de sa famille. « Mon message n’était pas destiné à soutenir l’action de Pascal Tigri. J’avais peur pour ma vie », a-t-il déclaré.
Il a également précisé que ses relations avec Pascal Tigri étaient distantes, malgré leur appartenance à la même promotion. La CRIET a renvoyé l’affaire au 20 juillet 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats.
Gildas AHOGNI