L’Union européenne a temporairement suspendu, lundi 5 octobre, l’entrée de plusieurs produits carnés namibiens en raison d’une épidémie de fièvre aphteuse. Cette décision menace un marché essentiel pour l’élevage namibien, alors que la maladie s’est propagée à 11 exploitations depuis son apparition dans le sud du pays.
La mesure concerne notamment la viande fraîche de bovins, de moutons et de chèvres, ainsi que certains produits transformés comme le biltong et le jerky. Les viandes ayant subi le traitement sanitaire le plus strict exigé par l’UE restent toutefois admissibles. Les cargaisons de viande fraîche certifiées avant le 23 septembre peuvent également, sous conditions, entrer dans l’Union pendant une période de 90 jours.
L’enjeu économique est important. L’UE absorbe plus de 80 % des exportations de bœuf namibien, soit environ 10 millions de kilogrammes par an. Selon l’ambassadrice européenne Ana Beatriz Martins, près d’un quart des 40 000 emplois directs liés aux exportations vers l’Europe pourraient être affectés.
La Namibie avait confirmé le 23 septembre un foyer dans une exploitation commerciale de la région de Kharas. Les autorités ont renforcé la surveillance, les contrôles des mouvements de bétail, les tests et les mesures de biosécurité.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU