Le Sultanat de Dosso, au Niger, a adopté de nouveaux barèmes pour les frais liés au mariage traditionnel. La décision, prise mercredi 30 septembre à l’issue de trois rounds de concertation, vise à réduire la pression financière qui pèse sur les jeunes couples.
Désormais, la dot d’une jeune femme résidant dans la ville de Dosso est fixée à 500 000 FCFA, avec une valise vide contenant 50 000 FCFA. Pour une jeune femme résidant hors de l’agglomération, la dot est ramenée à 350 000 FCFA.
Des montants spécifiques sont également prévus pour les femmes divorcées. La dot est fixée à 150 000 FCFA pour une divorcée ayant un enfant, indépendamment de son lieu de résidence. Pour une divorcée sans enfant, elle s’élève à 200 000 FCFA.
Les contributions coutumières, appelées « al’ada », sont quant à elles arrêtées à 20 000 FCFA, auxquelles s’ajoute une calebasse de cola.
Pour alléger davantage les charges liées aux cérémonies, le Sultanat interdit notamment les uniformes de mariage, les rôtis destinés à conduire la mariée dans son foyer, les mets préparés pour recevoir la dot, ainsi que les prélèvements pour carburant ou taxi. La valise du marié, la bassine de « weyma-weyma », le « patchin kaywaya » et les interminables « al-Adha » sont également proscrits.
La réforme est portée par Sa Majesté Djermakoye Amadou Sounna Saidou.
ASG