À Kétou, le Porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a réaffirmé la fermeté des autorités béninoises sur l’interdiction d’exporter le soja brut. Pour l’Exécutif, cette mesure reste une orientation stratégique destinée à accélérer la transformation locale et à accroître la valeur créée au Bénin.
Le Gouvernement béninois ne compte pas revenir sur sa décision concernant l’exportation du soja brut. En déplacement à Kétou, le Porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a réaffirmé avec fermeté la position de l’Exécutif face aux interrogations de l’assistance sur cette mesure. « L’interdiction d’exporter brut n’est pas négociable », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, confirmant ainsi que le Gouvernement entend maintenir le cap fixé sur la transformation locale du soja.
En effet, à travers cette politique, les autorités veulent encourager la transformation des productions agricoles sur le territoire national plutôt que leur exportation à l’état brut. L’objectif affiché est de permettre au Bénin de tirer davantage de valeur de ses matières premières, tout en favorisant le développement des activités industrielles liées à la filière. La mesure s’inscrit également dans une logique de création d’emplois, notamment au profit de la jeunesse. La transformation locale doit ainsi contribuer à développer de nouvelles opportunités économiques autour du soja, depuis la production jusqu’à la commercialisation des produits transformés.
À Kétou, le message du Gouvernement est donc sans ambiguïté : malgré les interrogations suscitées par l’interdiction, l’option retenue reste maintenue. L’Exécutif entend poursuivre sa politique de valorisation locale des productions agricoles et faire de la transformation un levier de création de richesse et d’emplois.
Une orientation qui dépasse désormais la seule filière soja et participe à la volonté affichée de renforcer la capacité du Bénin à transformer davantage ses propres productions.
ASG