Une panne de connexion dans plusieurs arrondissements de Cotonou a fortement perturbé, vendredi 11 septembre 2026, le paiement du « Droit Taxi » par des conducteurs de taxis-motos. Au-delà de cet incident, la situation pose une question plus large: jusqu’à quand les défaillances techniques dans certaines administrations continueront-elles de faire perdre un temps précieux aux populations?
Ils étaient nombreux à s’être présentés dans les arrondissements de Cotonou dès les premières heures de la matinée pour s’acquitter de leur « Droit Taxi ». Mais au lieu d’une formalité rapide, plusieurs conducteurs de taxis-motos ont dû patienter pendant de longues heures. En cause: un problème de connexion qui empêchait l’enregistrement et la validation des paiements.
En effet, pour ces « Zémidjans », la conséquence est loin d’être anodine. Immobilisés une bonne partie de la journée, certains ont perdu une journée entière de travail, donc une partie de leurs revenus. Une situation particulièrement préoccupante à quelques jours de la rentrée scolaire. Cet épisode remet surtout sur la table la question de la fiabilité des services numériques dans certaines administrations. Alors que la digitalisation est présentée comme un outil de modernisation de l’administration béninoise, les interruptions de connexion peuvent paradoxalement transformer une simple démarche administrative en véritable parcours d’attente.
Le problème n’est évidemment pas la digitalisation en elle-même. Au contraire, elle doit permettre de réduire les déplacements, les files d’attente et le temps consacré aux formalités. Encore faut-il que les infrastructures techniques suivent et que des solutions de secours soient prévues lorsque les systèmes rencontrent des difficultés.
Les responsables interpellés
Les autorités municipales et les responsables des services concernés sont donc appelés à prendre leurs responsabilités. Lorsqu’un dysfonctionnement prive des dizaines de citoyens d’une journée de travail, il ne peut être considéré comme un simple incident technique sans conséquence. Une réflexion mérite également d’être engagée sur la digitalisation complète du paiement du « Droit Taxi », avec des moyens de paiement accessibles à distance et la possibilité pour l’usager de recevoir immédiatement une preuve de paiement.
Le développement du numérique dans les services publics doit avoir un objectif clair : faire gagner du temps aux citoyens, et non leur en faire perdre davantage. La modernisation de l’administration ne saurait être pleinement efficace si une simple panne de connexion suffit à bloquer toute une journée l’activité des usagers.
ASG