Selon le Washington Post, l’administration de Donald Trump examine la possibilité de mener une opération militaire contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ( JNIM) au Mali. Si elle se concrétise, le Mali deviendrait le 8e pays visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat du président.
Dans l’article publié ce mercredi, le média américain Washington Post rapporte que plusieurs options sont sur la table pour une prochaine intervention militaire des États-Unis au Mali. Parmi celles-ci, des frappes aériennes ciblées contre des dirigeants du JNIM, la reprise de missions de renseignement et de surveillance, et un renforcement du partage d’informations avec Bamako. Le quotidien a par ailleurs annoncé ses sources, sous couvert d’anonymat.
Washington justifie ces discussions par la progression du JNIM dans le Sahel, décrit comme l’un des groupes djihadistes les plus puissants de la région, par la recherche d’un pilote américain enlevé au Niger et détenu au Mali, et par la volonté de contrer l’influence croissante de la Russie dans l’Alliance des États du Sahel.
La Maison Blanche n’a pas confirmé l’opération. Elle affirme seulement encourager les gouvernements d’Afrique du Nord et de l’Ouest à renforcer la lutte antiterroriste. Ce rapprochement intervient après la levée en février de sanctions contre trois hauts responsables maliens et des négociations pour reprendre des vols de drones de surveillance.
Depuis le double coup d’État de 2020 et 2021 ayant porté le Colonel Assimi Goïta au pouvoir, le Mali a progressivement rompu ses liens diplomatiques et militaires avec la France. Le groupe de mercenaires russes Wagner, devenu Africa Corps après la mort d’Evgueni Prigojine en août 2023, est devenu un allié stratégique de Bamako pour lutter contre le terrorisme. Mais ces derniers mois, le JNIM en coordination avec les indépendantistes du FLA, ont mené plusieurs attaques contre des positions militaires maliennes, notamment à Gao, Tombouctou et dans le centre du pays.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU