Les 16 et 17 novembre 2026, le Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa abritera la sixième édition du Cyber Africa Forum (CAF). Placé sous le thème « Construire la confiance numérique de demain », ce rendez-vous réunira plus de 1 500 décideurs, experts, investisseurs et entrepreneurs pour réfléchir aux grands défis du numérique, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle en Afrique.
Le Bénin accueillera, pour la deuxième année consécutive, le Cyber Africa Forum (CAF), l’un des plus importants rendez-vous africains consacrés au numérique et à la cybersécurité. Organisé avec le soutien des ministères béninois de l’Économie et des Finances ainsi que de la Transformation digitale et de l’Innovation, l’événement ambitionne de renforcer la résilience numérique du continent.
En effet, cette édition intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle et des cybermenaces. Alors que l’économie numérique africaine pourrait atteindre 712 milliards de dollars d’ici 2050, le continent reste fortement exposé à la cybercriminalité, avec près de 3 milliards de dollars de pertes enregistrées entre 2019 et 2025.
Trois innovations majeures
Le CAF 2026 introduit plusieurs nouveautés, dont un Collège d’experts chargé d’enrichir les réflexions stratégiques, l’initiative Tech 4 Creatives, qui mettra en lumière les créateurs africains exploitant l’intelligence artificielle, ainsi que le HackerLab, un hackathon dédié à la cybersécurité organisé en partenariat avec l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN) du Bénin. Selon le commissaire général du forum, Franck Kié, le retour de l’événement au Bénin traduit la confiance accordée au pays et annonce une édition encore plus ambitieuse.
Durant deux jours, conférences, tables rondes, rencontres d’affaires et sessions ministérielles aborderont des sujets tels que l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique, la protection des données, la santé connectée, la cyberdiplomatie, l’identité numérique, les infrastructures satellitaires et le financement de l’économie numérique africaine. Plusieurs ministres, responsables d’institutions et dirigeants d’entreprises technologiques ont déjà confirmé leur participation.
Gildas AHOGNI