Les fortes précipitations qui se sont abattues ces derniers jours sur la commune de Sèmè-Podji ont causé d’importants dégâts dans plusieurs zones agricoles. Des dizaines d’hectares de cultures vivrières et maraîchères sont submergés, plongeant de nombreux producteurs dans la tristesse alors que les premières récoltes s’annoncent
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les pluies diluviennes ont provoqué un débordement des cours d’eau et une stagnation prolongée des eaux, engloutissant des plantations de maïs, de manioc, de piment, de gombo, des légumes et d’autres spéculations agricoles notamment les carottes, les feuilles de laitue… Dans certaines zones, les exploitants agricoles assistent, impuissants, à la destruction progressive de plusieurs mois de trravail et de sacrifice. Selon les producteurs, les pertes économiques sont non négligeables. Outre les cultures immergées, les pistes rurales sont devenues difficilement praticables, compliquant davantage l’accès aux exploitations et le déplacement des clients.
Plusieurs agriculteurs redoutent une baisse sensible de leurs revenus cette campagne si les eaux ne se retirent pas rapidement. Reconnue comme une zone où l’agriculture et le maraîchage sont des principales activités des populations, Sèmè-Podji figure parmi les communes du sud du Bénin les plus exposées aux inondations en période de fortes pluies. Cette vulnérabilité naturelle est régulièrement accentuée par l’intensité des précipitations et les difficultés d’évacuation des eaux. Face à cette situation, les producteurs sinistrés lancent un appel aux autorités gouvernementales et communales afin que des solutions soient trouvées.
Ils souhaitent bénéficier d’un accompagnement à travers des appuis logistiques et techniques en semences, en intrants agricoles et en mesures d’urgence susceptibles de leur permettre de relancer la production dès le retrait des eaux. Au-delà de l’assistance immédiate, ces nouvelles inondations mettent en relief la nécessité d’améliorer l’aménagement des zones agricoles inondables. Les épisodes de pluies extrêmes deviennent en effet de plus en plus fréquents et rappellent l’urgence de mettre en place des stratégies durables pour protéger les exploitations agricoles.
Mohamed Yèkini