À Abomey-Calavi, une employée est poursuivie pour avoir détourné de l’argent et des marchandises de la boutique où elle travaillait afin d’en faire profiter plusieurs de ses prétendants. Confondue par des caméras de vidéosurveillance, elle a reconnu les faits. Le parquet a requis une peine de 12 mois de prison avec sursis et une amende.
Une affaire de détournement de biens en milieu professionnel est actuellement examinée par le tribunal d’Abomey-Calavi. La prévenue, employée dans une boutique de vente de produits divers à Hêvié, est accusée d’avoir remis, à plusieurs reprises, de l’argent et des marchandises appartenant à son employeuse à certains de ses prétendants, sans aucune autorisation.
En effet, les faits remontent au mois d’avril 2026. Selon les éléments présentés à l’audience, les agissements de la jeune femme ont été découverts grâce à un système de vidéosurveillance discrètement installé dans le commerce. Les images ont révélé des sorties répétées de marchandises sans paiement. Confrontée à ces enregistrements, la mise en cause a reconnu les faits. Le préjudice subi par la propriétaire de la boutique est estimé à 201 000 FCFA. À la barre, la prévenue a assuré vouloir rembourser cette somme progressivement, à raison de 10 000 FCFA par mois. Elle a indiqué avoir déjà versé 80 000 FCFA à la victime.
Poursuivie sans mandat de dépôt, la jeune femme comparaît libre devant la juridiction. Au terme des débats, le ministère public a requis 12 mois d’emprisonnement assortis de sursis ainsi qu’une amende de 100 000 FCFA.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Le verdict est attendu le 2 juillet 2026.
Gildas AHOGNI