Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, accélère la mise en place de son appareil présidentiel. Ce mardi, une série de nominations stratégiques est venue dessiner les contours de la nouvelle garde rapprochée du chef de l’État. Entre fidélité politique, expertise technocratique et maîtrise des postes sensibles du palais, ses collaborateurs sont désormais installés pour accompagner la conduite des affaires de la nation.
À la présidence béninoise, les lignes de commandement se précisent. En effet, au cœur de cette architecture présidentielle désormais en place, Fulgence Primael Gbeke hérite officiellement des rênes du cabinet du président. Une position clé dans l’animation du pouvoir exécutif et la coordination des dossiers de souveraineté.
Dans la suite de ces nominations, Paulette Hountondji est portée au poste de secrétaire particulière du chef de l’État. Elle aura la lourde responsabilité de gérer l’agenda présidentiel et les interfaces directes du premier magistrat avec les sphères institutionnelles et diplomatiques. Hermann Orou Takou complète le dispositif administratif en prenant les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence.
Mais au-delà des nominations administratives, c’est surtout la coloration technocratique de l’équipe qui retient l’attention. L’ancien ministre José Tonato fait son entrée au palais comme conseiller chargé des infrastructures, un portefeuille stratégique dans un contexte de poursuite des grands projets publics. Salimane Karimou, autre visage connu de l’exécutif, se voit confier les questions éducatives au sein du cercle présidentiel.
Sur le terrain juridique et sécuritaire, le président mise également sur des profils aguerris. Maximilien Claude Cocou Olympio prend les commandes de la cellule juridique de la présidence, tandis qu’Adédiran Alfred Affoyon dirigera le Bureau d’analyse et d’investigation, une structure appelée à jouer un rôle central dans le suivi des dossiers sensibles et le contrôle interne.
Quant à Wilfried Léandre Houngbédji, il vient compléter ce dispositif stratégique en conservant sa place au sein de l’exécutif. Visage déjà familier de la communication institutionnelle, il est confirmé et promu ministre, porte-parole du gouvernement, signe d’une volonté de continuité dans la stratégie communicationnelle du pouvoir.
Avec cette série de décrets, le successeur de Patrice Talon franchit ainsi une nouvelle étape dans l’installation de son premier cercle présidentiel et lance les premiers signaux d’une gouvernance structurée autour de profils expérimentés et de postes hautement stratégiques.
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Esdras A. BIAOU