Le président du Botswana, Duma Gideon Boko, a décliné une invitation du président américain Donald Trump à se rendre à la Maison‑Blanche. Il a déclaré que toute discussion officielle sur les ressources botswanaises devait se tenir au Botswana, et non à l’étranger.
Le président du Botswana, Duma Gideon Boko, a rejeté une invitation adressée par le président américain Donald Trump pour se rendre à la Maison‑Blanche pour des discussions d’affaires ou diplomatiques. Selon le chef de l’État botswanais, ce sont les dirigeants étrangers qui doivent se déplacer chez lui si leurs intentions sont sincères.
Dans ses propos, Boko a expliqué avec le principe qu’il défend.
« Toute discussion d’affaires ou officielle doit avoir lieu au Botswana, et non à l’étranger. Le Botswana est las de voyager à l’étranger pour des accords concernant ses propres ressources. Si nos ressources vous intéressent réellement, venez au Botswana pour que nous puissions discuter affaires. Respectons le principe fondamental du commerce : les acheteurs doivent aller vers les vendeurs. Si la situation est inversée, l’intérêt de l’acheteur n’a aucune valeur », a-t-il déclaré.
Cette déclaration met en avant la volonté du Botswana de garder le contrôle sur ses ressources naturelles et sa souveraineté dans les négociations internationales.
Le Botswana, riche en diamants et en minéraux rares, mène depuis plusieurs mois des discussions commerciales avec les États‑Unis, notamment autour de tarifs douaniers et d’accords commerciaux plus favorables. Ces discussions ont parfois été tendues à cause de nouvelles taxes imposées par Washington sur certains produits botswanais, ce qui a renforcé la position de Gaborone en matière de négociation équitable.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU