Dans une note datée du 16 février 2026, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, exige la mise à jour complète des classes intermédiaires sur la plateforme EDUCMASTER au plus tard le 23 février. Des sanctions sont annoncées contre les responsables d’établissements défaillants.
Le ministère des Enseignements maternel et primaire hausse le ton face aux manquements observés dans l’utilisation de la plateforme EDUCMASTER. Dans une correspondance adressée aux directeurs départementaux, avec ampliation aux chefs de circonscription scolaire et aux directeurs d’école, le ministre dénonce le non-respect des obligations de mise à jour des données scolaires.
En effet, trois ans après l’opérationnalisation de l’outil numérique, plusieurs directeurs continueraient de limiter les inscriptions aux seuls candidats du Cours moyen deuxième année (CM2), en vue de leur présentation au Certificat d’Études Primaires (CEP). Une pratique jugée contraire aux objectifs de la plateforme, conçue comme un instrument global de gestion et de suivi de toutes les classes du sous-secteur. Le ministre exige ainsi l’importation et la régularisation de l’ensemble des classes intermédiaires avant le 23 février 2026. Cette échéance est présentée comme un test de conformité pour les établissements publics et privés à l’échelle nationale.
Des mesures coercitives sont prévues. Un point exhaustif des écoles n’ayant pas procédé aux mises à jour sera établi. Les directeurs concernés seront inscrits sur une liste d’acteurs inéligibles aux travaux du CEP, session de juin 2026, notamment comme surveillants, correcteurs ou chefs de centre.
« J’attacherai du prix à l’exécution correcte et diligente des présentes instructions », avertit le ministre, déterminé à renforcer la fiabilité des données scolaires et la rigueur dans la gestion du système éducatif.
Gildas AHOGNI