Une affaire d’arrangement financier impliquant des agents du commissariat d’Akassato éclabousse la police républicaine. Deux fonctionnaires ont été placés en détention préventive, deux autres sont en fuite après une évasion lors de leur transfèrement. Le dossier, désormais entre les mains de la justice, relance le débat sur l’intégrité au sein des forces de sécurité.
Une affaire secoue la Police républicaine et agite le commissariat d’Akassato. Quatre agents se retrouvent impliqués dans un dossier d’arrangement pécuniaire ayant mal tourné, avec pour conséquence deux incarcérations et deux cavales.
En effet, selon des sources concordantes, tout serait parti de l’interpellation d’un suspect dont le téléphone contenait des éléments jugés compromettants. L’audition aurait progressivement dérivé vers des négociations informelles. Un accord financier aurait été conclu, permettant à l’intéressé de repartir libre. L’affaire aurait pu en rester là, mais une dénonciation est venue tout faire basculer. Saisie du dossier, la Brigade économique et financière a placé les agents concernés en garde à vue avant leur présentation au procureur spécial près la CRIET. Deux d’entre eux ont finalement été placés en détention préventive, tout comme le bénéficiaire de l’arrangement.
Le remboursement des sommes perçues par les policiers mis en cause n’a pas suffi à stopper la procédure. Pour la hiérarchie, le geste, jugé tardif, n’efface pas l’infraction ni l’atteinte portée à l’image de l’institution. La situation s’est compliquée lors du transfèrement des quatre agents vers les services d’enquête. Deux policiers ont réussi à fausser compagnie à leurs escortes et demeurent introuvables depuis. Une évasion qui suscite stupeur et malaise, d’autant qu’elle implique des membres des forces de l’ordre désormais recherchés par leurs propres collègues.
Les deux fonctionnaires écroués devraient comparaître dans les prochaines semaines devant la juridiction compétente, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les fugitifs.
À Akassato, l’affaire laisse un goût amer. Elle ravive les exigences d’exemplarité au sein des forces de sécurité et rappelle une évidence : l’uniforme incarne l’autorité de la loi, mais ne protège pas ceux qui tentent de la monnayer.
Gildas AHOGNI