À quelques heures d’un match crucial contre la Norvège, le Sénégal avance dans un contexte loin d’être totalement apaisé. Battus d’entrée par la France (3-1), les Lions doivent impérativement réagir sur le terrain pour rester dans la course à la qualification. Mais en dehors des pelouses, plusieurs zones de turbulences viennent perturber la préparation.
Des retards dans le paiement des primes destinées aux joueurs alimenteraient des interrogations au sein du groupe, selon différentes sources proches de la sélection. Une situation d’autant plus sensible que la Fédération sénégalaise de football aurait récemment bénéficié de retombées financières importantes liées aux compétitions récentes et à la qualification pour ce Mondial.
À ces préoccupations financières s’ajoutent des remarques sur les conditions d’hébergement du camp de base aux États-Unis, jugées en deçà des standards attendus à ce niveau de compétition. En interne, certains éléments établissent un contraste avec des organisations jugées plus structurées lors de précédents rendez-vous majeurs. Plusieurs joueurs ont manifesté leur profond mécontentement à l’égard de l’hôtel qui leur a été attribué, jugé « bien inférieur » à celui des établissements qui avaient accueilli les Lions lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025, il y a seulement six mois.
Sur le plan logistique, des difficultés liées à l’intendance quotidienne sont également évoquées. L’absence de certains dispositifs habituels de prise en charge aurait entraîné des ajustements dans la gestion du quotidien des joueurs, dans un contexte de haute exigence sportive.
Enfin, la situation du sélectionneur Pape Thiaw reste floue sur le plan administratif. Toujours sans contrat formellement finalisé selon plusieurs informations, le technicien poursuit sa mission dans un cadre marqué par l’incertitude, malgré les assurances données à différents niveaux.
Dans ce climat mêlant enjeux sportifs et interrogations extra-sportives, les Lions du Sénégal s’apprêtent à jouer bien plus qu’un simple match de football.
Alola BIAOU