Selon plusieurs sources, la fille du dirigeant nord-coréen pourrait être désignée héritière. Cette possible succession confirmerait la continuité d’une dynastie au pouvoir depuis 1948.
La Corée du Nord pourrait se diriger vers une nouvelle succession familiale. D’après les services de renseignement sud-coréens, Kim Jong Un préparerait progressivement sa fille Kim Ju Ae à prendre un jour la tête du pays. Sa présence répétée lors d’événements officiels, politiques et militaires alimente ces spéculations.
Kim Ju Ae, adolescente, apparaît régulièrement aux côtés de son père. Sa première apparition fût en 2022 lors d’un lancement de missiles. Depuis lors ses sorties ont multiplié : essais de missiles, cérémonies militaires ou événements politiques. Les médias officiels la présentent parfois comme « enfant bien-aimée » ou « grande guide », des expressions souvent réservées aux dirigeants.
Certains analystes pensent qu’un congrès du parti au pouvoir pourrait officialiser un rôle plus important pour elle.
Avant tout, le dirigeant nord-coréen reste très discret sur sa vie privée. Des informations non confirmées évoquent l’existence d’un fils plus jeune, mais Pyongyang n’a jamais donné de détails. Rien ne permet donc de dire avec certitude s’il pourrait être un héritier potentiel.
Depuis la création de la Corée du Nord, le pouvoir reste dans la famille Kim.D’abord Kim Il Sung, fondateur du régime en 1948, a dirigé le pays jusqu’à sa mort en 1994.Ensuite son fils Kim Jong Il lui succède et gouverne jusqu’en 2011.Depuis cette date, Kim Jong Un, petit-fils du fondateur, est le dirigeant suprême.Si Ju Ae lui succède un jour, ce serait la quatrième génération de cette dynastie.
Pour l’instant, aucune succession n’est officiellement annoncée. Mais la visibilité croissante de Ju Ae laisse penser que la dynastie Kim entend garder le pouvoir encore longtemps.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU