L’armée nigériane a annoncé la mort d’un commandant clé du groupe islamiste Boko Haram, nommé Abu Khalid, lors d’une opération nocturne contre des insurgés dans l’État de Borno (nord-est du pays), selon un communiqué officiel publié lundi.
Au cours d’un raid mené samedi vers 23 h dans la zone de Komala, dans le gouvernement local de Konduga, les forces du Joint Task Force (JTF) et la Civilian Joint Task Force (CJTF) ont neutralisé Abu Khalid et dix autres membres du groupe terroriste, sans subir de pertes signalées.
Abu Khalid, considéré comme le numéro deux de Boko Haram dans la forêt de Sambisa, était chargé de coordonner les opérations et la logistique du groupe dans l’une de ses principales zones d’activité, selon le lieutenant-colonel Sani Uba, porte-parole de la force conjointe.
L’opération, qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Operation HADIN KAI, s’est déroulée peu après la neutralisation d’un autre haut commandant, Julaibib, la veille dans une autre zone de l’État.
Les troupes ont également récupéré armes, munitions, nourriture et fournitures médicales, renforçant le moral des soldats et illustrant l’efficacité accrue des forces nigérianes face aux insurgés.
Cette avancée militaire intervient dans un contexte d’insécurité persistante, marqué par des attaques répétées de Boko Haram et de sa branche affiliée, l’Islamic State West Africa Province (ISWAP), qui ont récemment causé des pertes humaines chez les civils et les forces de sécurité.
Malgré ces succès tactiques, les violences continuent de menacer la stabilité de la région, soulignant les défis durables auxquels fait face le Nigeria dans sa lutte contre les groupes extrémistes.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU