Selon des sources proches du dossier, l’audition du Vice-Président du parti Les Démocrates n’a pas révélé grand-chose. Il semble être plus accusé pour son lien de fraternité avec le colonel Tigri que pour des actes l’impliquant réellement. Une sorte de délit de parenté qui peut amener un individu à être poursuivi pour la responsabilité pénale d’un acte délictueux ou criminel commis par un de ses parents. Cette accusation nous rappelle le « délit de proximité » utilisé « politiquement » par le gouvernement de Boni Yayi dans l’affaire Icc Services pour impliquer Adrien Houngbédji, opposant d’alors d’être proche de l’escroc Emile Tégbénou pour être originaire comme lui de la commune d’Adjarra et d’être un de ses voisins. Ainsi donc Adrien Houngbédji ne serait pas si étranger à la genèse de l’affaire Icc services puisqu’étant proche d’Emile Tégbénou, il devrait en être informé.
Cet argumentaire avait paru ridicule dans l’opinion, donnant l’impression d’une fuite de responsabilité du gouvernement. Près de seize ans après, la tentative de coup d’Etat manqué du 07 décembre nous renvoie à une fuite de responsabilité similaire. Tant que Pascal Tigri courra sans être retrouvé et arrêté, l’accusation ou l’implication forcée d’une tierce personne, fut-il son grand frère, ne saurait dédouaner le gouvernement dans sa mission régalienne de sécurisation du territoire du Bénin et de ses populations.