La première Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), organisée à Libreville du 21 au 25 janvier, a réuni plus de cent professionnels des médias autour de l’impact de l’intelligence artificielle. Pour son initiateur, Désiré Enamé, cette rencontre répond à une nouvelle dynamique attendue par la Francophonie.
Libreville a accueilli, durant cinq jours, un rendez-vous inédit pour le monde des médias francophones. Pensée comme une initiative exploratoire, la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) s’est rapidement imposée comme un espace stratégique de réflexion sur l’avenir du journalisme, à l’heure des profondes mutations technologiques.
Placée sous le thème de « l’impact de l’IA sur les médias », cette première édition a donné lieu à des panels, débats et échanges d’expériences. Pour Désiré Enamé, ces enjeux sont désormais incontournables. « Les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés, comme l’intelligence artificielle, n’attendent pas et sont à traiter pratiquement au jour le jour » a t-il déclaré lors d’une interview accordée à Africa Presse Paris (APP). La CIPREF entend ainsi aider les journalistes à mieux comprendre et anticiper ces transformations.
Une ambition francophone et durable
Au-delà de ce premier rendez-vous, les organisateurs souhaitent inscrire la CIPREF dans la durée. Une biennale à Libreville est envisagée, complétée par des conférences tournantes dans d’autres pays. « La CIPREF constitue assurément un événement médiatique important pour la relance de la Francophonie et la préservation de notre belle langue commune », souligne son initiateur à l’APP.
Président de la section gabonaise de l’Union de la Presse Francophone (UPF) et directeur de rédaction du quotidien Échos du Nord, Désiré Enamé, créateur et organisateur de la CIPREF, dresse un bilan très positif de cette première édition. « Cette Conférence fut lancée au départ comme un ballon d’essai, mais il fallait tout faire pour réaliser l’impossible. Ce fut un succès », affirme-t-il.
Au total, 104 participants issus de 25 pays ont répondu présents, principalement d’Afrique francophone, mais aussi d’Europe, notamment de France et de Roumanie. Une mobilisation rapide qui, selon lui, « révèle une attente qu’il ne faut pas décevoir » au sein de la profession journalistique.
Parrainée par le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, et soutenue par les autorités, la conférence a également bénéficié d’un fort appui institutionnel venant de plusieurs organisations et pays.
Au cours des prochains jours, la CIPREF ambitionne de devenir un pôle de référence pour les médias francophones et au-delà. À Libreville, les bases ont été posées d’une plateforme appelée à jouer un rôle clé dans la défense du journalisme, de la liberté d’expression et de l’avenir des médias à l’ère numérique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU


