Les Béninois se sont rendus aux urnes le dimanche 11 janvier 2026 pour élire les membres des conseils communaux sur l’ensemble du territoire national. Ce scrutin, attendu comme une étape décisive de la gouvernance locale, s’est globalement déroulé dans le calme, avec l’espoir partagé de voir rapidement émerger les nouvelles équipes appelées à gérer les communes pour les années à venir.
Plus de deux semaines après le vote, l’attente demeure entière. La Commission électorale nationale autonome (Cena), institution légalement habilitée à proclamer les résultats provisoires des élections, n’a pas encore rendu publics les chiffres issus des urnes. Une situation qui maintient candidats, états-majors politiques et populations dans une incertitude prolongée. Dans les différentes communes, les regards restent donc tournés vers l’institution en charge de l’organisation des élections. Les candidats vivent au rythme des rumeurs. Il est vrai que la loi électorale ne fixe pas de délai précis pour la proclamation des résultats des élections communales.
Sur le plan strictement juridique, la Cena ne viole donc aucune disposition légale. Néanmoins, sur le plan politique et démocratique, cette attente prolongée ouvre la voie à toutes sortes de supputations. Des accusations infondées émergent parfois, fragilisant la sérénité du processus électoral. Il est clair que cette situation met à l’épreuve la confiance des citoyens dans le jeu démocratique. Plus le silence se prolonge, plus le risque est grand de voir s’installer le doute dans l’opinion publique. Dans un contexte où la transparence et la célérité sont des exigences fortes de la démocratie moderne, la communication autour du processus de compilation et de validation des résultats apparaît plus que jamais nécessaire.
En attendant la proclamation officielle, candidats et populations restent suspendus aux décisions de la Cena. Tous espèrent que la publication des résultats interviendra dans les meilleurs délais afin de dissiper les rumeurs, de rassurer les acteurs politiques et de permettre aux nouvelles autorités communales d’entrer rapidement en fonction.
Mohamed Yèkini