La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a reconnu Angela Kpéïdja coupable de harcèlement par voie électronique à l’encontre de Stévy Wallace. Elle écope d’une peine de prison avec sursis et de lourdes sanctions financières, mettant un terme judiciaire à une affaire qui avait largement agité les réseaux sociaux.
La justice béninoise a tranché. Statuant publiquement et contradictoirement en premier ressort, la CRIET a rendu sa décision dans l’affaire dite « Psychopathe Gate », opposant dame Angela Kpéïdja à Stévy Wallace, ancien chef service de la communication digitale de la Présidence de la République.
En effet, selon le verdict CRIET/2025/RP, Angela Kpéïdja a été déclarée coupable de harcèlement par le biais d’une communication électronique. La Cour l’a condamnée à une peine de vingt-quatre (24) mois de prison assortie de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un (1) million de francs CFA au profit de l’État béninois. En outre, la juridiction a fait droit aux demandes de la partie civile en condamnant la prévenue à verser la somme de vingt (20) millions de francs CFA à Stévy Wallace, à titre de dommages et intérêts pour l’ensemble des préjudices subis. La CRIET a également ordonné la rectification des publications incriminées sur les réseaux sociaux et le démenti formel des informations jugées diffamatoires.
Pour rappel, il y a près de deux ans, Stévy Wallace faisait l’objet d’accusations publiques répétées, portées notamment par dame Kpéïdja. Ces déclarations, largement relayées sur les plateformes numériques, avaient contribué à jeter l’opprobre sur sa personne et à porter atteinte à son honorabilité.
Dans ce contexte, des excuses publiques claires, explicites et sincères sont désormais attendues de la part de dame Kpéïdja au nom du respect de l’État de droit et des principes républicains.
Gildas AHOGNI