Après près de trois décennies d’arrêt, le Bénin s’apprête à renouer avec la production pétrolière. Le champ offshore de Sèmè, au large des côtes béninoises, reprendra ses activités d’ici fin janvier 2026. Une relance stratégique aux retombées économiques majeures pour le pays.
Le Bénin fait son grand retour sur la carte des pays producteurs de pétrole. Selon Rex International Holding, maison mère d’Akrake Petroleum Benin S.A., la production du champ pétrolier offshore de Sèmè reprendra officiellement d’ici la fin du mois de janvier 2026. Initialement annoncée pour fin 2025, cette reprise a été retardée par des contraintes techniques liées aux opérations de forage et à la modernisation des installations.
Mis à l’arrêt depuis 1998, le gisement de Sèmè constitue pourtant un site emblématique de l’histoire pétrolière béninoise. Entre 1982 et 1998, il avait permis l’extraction d’environ 22 millions de barils de pétrole brut, contribuant significativement aux recettes nationales de l’époque. Sa relance marque donc une étape importante dans la stratégie énergétique et économique du pays. Cette nouvelle phase d’exploitation repose principalement sur l’achèvement du puits horizontal AK-2H, combiné à des infrastructures offshore modernisées et adaptées aux standards actuels de production.
Par ailleurs, la production initiale est estimée à environ 15 000 barils par jour. Un volume jugé stratégique pour l’économie béninoise, dans un contexte mondial marqué par les enjeux énergétiques et la recherche de sources locales de revenus. Les autorités et les acteurs du secteur tablent sur des retombées positives en matière de recettes publiques, de création d’emplois directs et indirects, ainsi que de renforcement de l’autonomie énergétique nationale.
Au-delà de l’aspect économique, la relance du champ de Sèmè symbolise une nouvelle ambition pour le secteur extractif béninois. Pour le Bénin, une nouvelle page énergétique est en train de s’écrire.
Gildas AHOGNI