À quelques jours des élections législatives et municipales du 11 janvier 2026, Daniel Edah a livré une déclaration politique forte. Il y défend la nécessité d’un rééquilibrage démocratique au Bénin et appelle les citoyens à se mobiliser massivement pour renforcer l’opposition parlementaire, incarnée selon lui par le parti Les Démocrates.
Dans une déclaration rendue publique à l’approche du double scrutin du 11 janvier 2026, Daniel Edah a plaidé pour une démocratie plus inclusive et respectueuse de la pluralité politique au Bénin. Affirmant rester fidèle à une vision d’un pays « économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée », il a dénoncé ce qu’il qualifie d’unilatéralisme et de monopolitisme politique imposés par le régime actuel.
En effet, selon Daniel Edah, être dans l’opposition ne signifie pas s’opposer systématiquement, mais plutôt exercer un droit fondamental : celui de critiquer, de proposer et de défendre l’intérêt général sans crainte de persécution. À ce titre, Daniel Edah a rappelé plusieurs faits marquants de la gouvernance actuelle, notamment les modifications successives de la Constitution et du code électoral, l’emprisonnement ou l’exil de nombreux acteurs de l’opposition, ainsi que les décisions de juridictions internationales et les recommandations de la CEDEAO restées, selon lui, sans suite.
Par ailleurs, tout en reconnaissant les avancées infrastructurelles et certaines améliorations dans les services publics, il a mis en garde contre l’idée selon laquelle le développement du pays devrait se faire sans contradiction démocratique. « Une démocratie sans contradiction n’en est pas une », a-t-il martelé, estimant que les partis au pouvoir ne peuvent, à eux seuls, porter la voix du peuple. Dans ce contexte, Daniel Edah considère que le renforcement de l’opposition au Parlement constitue « l’arme ultime » du peuple pour imposer le dialogue et le respect de la volonté populaire. Il a souligné que Les Démocrates sont, à ce jour, le seul parti d’opposition engagé dans les législatives.
Il a enfin lancé un appel à la mobilisation citoyenne, invitant les électeurs à sortir massivement et pacifiquement voter le 11 janvier 2026 sur toute l’étendue du territoire national, qualifiant cet appel non de partisan, mais de patriotique.
Gildas AHOGNI