L’année 2025 restera comme l’une des plus turbulentes de l’histoire récente du parti d’opposition Les Démocrates. Au cœur de cette séquence politique agitée, la démission de six députés élus sous sa bannière à l’Assemblée nationale a profondément reconfiguré le paysage politique et parlementaire, tout en influençant durablement les rapports de force à l’orée des élections générales de 2026. Élus sur la liste du parti de l’opposition lors des législatives, les six députés dont François Sodjinou, Chantal Adjovi, Joël Godonou, Léansou do Régo, Denise Hounmènou et Constant Nahum ont surpris l’opinion publique en claquant la porte du parti au lendemain de sa disqualification dans la course à l’élection présidentielle de 2026. Cette décision, intervenue dans un contexte déjà tendu, a été perçue par de nombreux observateurs comme un tournant majeur de l’année politique. Après leur départ du parti Les Démocrates, les six députés n’ont pas tardé à afficher leur soutien au duo présidentiel issu de la mouvance. Ce soutien public à la mouvance a alimenté de vifs débats sur la transhumance politique et sur la fidélité des élus à la ligne idéologique sous laquelle ils ont été élus. Point d’orgue de cette séquence politique, les six députés démissionnaires ont été positionnés sur les listes des partis de la mouvance pour les élections législatives du 11 janvier 2026. Cette intégration officielle a confirmé leur ancrage définitif dans le camp présidentiel.
Sacca Lafia, une année 2025 sous le sceau de l’arbitrage électoral
L’année 2025 aura été mouvementée pour le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Sacca Lafia. À l’approche des élections générales de 2026, il s’est imposé comme le maître d’œuvre de tout le processus électoral, pilotant avec méthode les grandes décisions qui annoncent la compétition politique à venir. C’est en effet sous son autorité que l’institution électorale a statué sur des dossiers sensibles, dont le rejet de la candidature du duo de l’opposition Les Démocrates, Renaud Agbodjo et Judes Lodjou, à la présidentielle de 2026. Une décision qui a marqué l’actualité politique et ravivé les débats sur les règles d’éligibilité. Dans la même dynamique, Sacca Lafia a également été au cœur du rejet de la liste du parti Les Démocrates pour les élections communales, en raison de défauts de pièces exigées par la loi électorale. Autant de décisions qui ont rythmé l’année 2025 et placé le président de la Céna au centre de la scène politique.
Romuald Wadagni, le choix de la continuité pour 2026
À quelques mois de la présidentielle de 2026, un nom s’impose dans le paysage politique béninois : Romuald Wadagni. Ministre de l’Économie et des Finances depuis dix ans années, il s’est progressivement imposé comme l’un des piliers du système Talon, au point d’être aujourd’hui présenté comme le candidat unique désigné pour briguer la magistrature suprême. Proche collaborateur du président Patrice Talon, l’argentier incarne la continuité de l’action gouvernementale engagée depuis 2016. Technocrate chevronné, il a été au cœur des grandes réformes économiques et financières du pays, pilotant la gestion des finances publiques et les politiques de mobilisation des ressources. C’est donc sans surprise que Patrice Talon a choisi Romuald Wadagni pour porter l’héritage de son action à la tête de l’État. À quelques mois du scrutin, Romuald Wadagni apparaît ainsi comme le visage de la continuité et de la stabilité institutionnelle voulues par le pouvoir en place.
Joseph Djogbénou, une année 2025 entre leadership affirmé et ambitions contrariées
L’année 2025 aura été marquante pour Joseph Djogbénou, président de l’Union progressiste le Renouveau (Up le Renouveau). L’ancien président de la Cour constitutionnelle a joué un rôle de premier plan dans l’animation de la vie politique, à l’approche des échéances électorales majeures de 2026. Tout au long de l’année, Joseph Djogbénou a multiplié les tournées à travers les contrées les plus reculées du pays. Ces déplacements officiellement dédiés à la remobilisation de la base militante, ont également été perçus comme les signes d’une préparation méthodique en vue d’une éventuelle désignation comme candidat de la mouvance à la présidentielle de 2026. Cependant, cette ambition a été freinée par la désignation de Romuald Wadagni comme candidat pour porter les couleurs de la mouvance présidentielle. Une décision qui a suscité une certaine déception dans le camp de Joseph Djogbénou, sans pour autant ébranler son positionnement politique. À la tête de l’Up le Renouveau, Joseph Djogbénou a pris de grandes décisions en 2025, visant à renforcer la discipline, restructurer les organes du parti et préparer efficacement les prochaines batailles électorales.
Candide Azannaï : Une année 2025 marquée par l’opposition et la tourmente judiciaire
L’année 2025 a été particulièrement intense pour Candide Azannaï, acteur politique béninoise qui s’est transformé, au fil des années, d’ancien soutien du président Patrice Talon à un opposant farouche du régime en place. Ancien ministre délégué à la Défense sous Patrice Talon et figure influente de la vie politique nationale, Azannaï a marqué l’actualité béninoise au cours de l’année écoulée. En 2025, Candide Azannaï s’est affirmé comme l’une des voix les plus critiques envers le régime de Patrice Talon. Ses prises de position, ses déclarations publiques et ses interventions dans les médias ont illustré sa rupture définitive avec le chef de l’État. Opposant déclaré, il n’a pas hésité à dénoncer ce qu’il percevait comme des dérives autoritaires et des manœuvres politiques du pouvoir, en appelant à une vigilance accrue pour la préservation des acquis démocratiques du Bénin. Suite à la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025, des enquêtes ouvertes par les autorités ont conduit à son interpellation le 12 décembre 2025 puis son placement sous mandat de dépôt par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au petit matin du 20 décembre. Ainsi, 2025 s’achève pour Candide Azannaï sur un épisode judiciaire majeur, symbolisant une rupture complète avec son ancien camp politique et une confrontation ouverte avec l’État béninois.
Léon Basile Comlan Ahossi, une année 2025 sous le signe de la rupture politique
L’année 2025 aura été décisive pour le député de la 9ᵉ législature, Léon Basile Comlan Ahossi, dont les prises de position et les choix politiques ont fortement marqué l’actualité nationale. Élu sous la bannière de l’opposition, il s’est retrouvé au cœur de plusieurs événements qui ont fait de lui l’un des acteurs les plus commentés de l’année, à la veille de l’élection présidentielle de 2026. Au cours de l’année, le parlementaire a été cité dans une affaire de parrainage liée à la présidentielle. Cette situation a placé le natif d’Athiémé sous les projecteurs. Le débat s’est intensifié au lendemain de la désignation de Romuald Wadagni comme candidat unique de la mouvance présidentielle pour la présidentielle de 2026. Contre toute attente, la prise de position publique de Léon Basile Comlan Ahossi, pourtant député de l’opposition, a surpris plus d’un. Ses déclarations, perçues comme favorables au choix opéré par la mouvance, ont ravivé les débats dans l’arène politique et provoqué de vives réactions au sein de son propre camp. Entre controverse, repositionnement et choix assumés, l’année 2025 aura consacré Léon Basile Comlan Ahossi comme une figure centrale des recompositions politiques en cours, illustrant les fractures et les repositionnements qui caractérisent la scène politique béninoise.
Pascal Tigri, une année 2025 dominée par une affaire sécuritaire majeure
L’année 2025 restera marquée par le nom de Pascal Tigri, devenu l’une des figures les plus citées de l’actualité nationale à la suite du coup d’État déjoué du 07 décembre 2025. Cet événement, présenté par les autorités comme une tentative grave visant à attenter à la vie du chef de l’État et à déstabiliser les institutions, a profondément bouleversé le climat politique et sécuritaire du pays. Selon les communications officielles, Pascal Tigri a été présenté comme l’un des principaux acteurs au centre de cette tentative avortée. Son nom est apparu au cœur du dispositif présumé, faisant de lui une pièce centrale dans les investigations menées par la justice. Tout au long de la fin de l’année 2025, les développements autour de ce dossier ont rythmé l’actualité nationale. Arrestations, auditions, procédures judiciaires et communiqués officiels ont contribué à installer Pascal Tigri au centre du débat public, dans un contexte marqué par une forte tension politique à l’approche des élections générales de 2026. Ainsi, sans avoir été acteur politique, Pascal Tigri a influencé l’année 2025 par le biais d’un dossier sécuritaire majeur, devenu un tournant dans l’histoire politique récente du pays. En attendant l’aboutissement des enquêtes et l’établissement des responsabilités, son nom reste associé à l’un des épisodes les plus sensibles et les plus marquants de l’année 2025.