Le procès du député du parti Les Démocrates (LD), Soumaïla Sounon Boké, poursuivi dans le cadre des enquêtes liées à l’affaire dite de « tentative de coup d’État », n’a pas pu se tenir ce mardi 30 décembre 2025 à la CRIET. En raison de son absence à l’audience, faute d’extraction de la prison civile de Missérété, l’affaire a été renvoyée au 13 février 2026.
Attendu ce mardi 30 décembre 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le député Soumaïla Sounon Boké n’a finalement pas comparu. L’audience, inscrite au rôle de la juridiction spéciale, a été renvoyée au 13 février 2026 en raison de l’absence du prévenu, qui n’a pas été extrait de son lieu de détention.
En effet, en termes judiciaires, l’extraction désigne la procédure par laquelle l’administration pénitentiaire fait sortir un détenu de la prison afin de le conduire devant une juridiction pour comparaître. En l’absence de cette formalité essentielle, le député du parti Les Démocrates n’a donc pas pu être présenté aux juges de la CRIET, rendant impossible la tenue de l’audience.
Face à cette situation, la Cour a prononcé le renvoi du dossier afin de permettre la comparution effective du prévenu à une date ultérieure. Le procès est désormais fixé au 13 février 2026, avec l’espoir, selon la défense, que toutes les conditions procédurales soient réunies. L’avocat du député, Me Aboubacar Baparapé, a exprimé son souhait de voir son client effectivement extrait lors de la prochaine audience, afin qu’il puisse enfin s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés. Dans la salle d’audience, on pouvait voir Nourenou Atchadé, venu manifestement suivre l’évolution du dossier concernant son collègue de parti.
Pour rappel, Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la haine et à la violence », dans le cadre des enquêtes ouvertes après la révélation d’une supposée tentative de coup d’État. Une affaire hautement sensible, suivie de près par l’opinion publique et la classe politique.
Gildas AHOGNI