Guère ébranlé par sa condamnation de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme( CRIET), Jonas Tossou a participé le 30 novembre à la manifestation de l’opposition Place Victor Hugo à Paris. Occasion pour lui de manifester contre les dérives autoritaires du régime de Patrice Talon.
Rien n’ébranle la fibre militante de Jonas Tossou. Même pas une condamnation par contumace de l’effrayante CRIET la semaine dernière. Hier, à l’instar de plusieurs autres Béninois, il s’était rendu à la Place Victor Hugo, à quelques encablures de l’ambassade du Bénin pour manifester contre l’adoption d’une nouvelle constitution nuitamment au Bénin. Organisée par l’UAPDB et le CCDB, le meeting de Paris vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation politique délétère du Bénin. En effet, le Bénin a reçu deux grands coups politiques en l’espace de quelques semaines. Il s’agit de l’éviction de l’opposition des prochaines élections générales de 2026 et la révision surprenante, brutale et nocturne de la constitution. Ces deux évènements ont vu s’évaporer les derniers espoirs de résurrection de la démocratie et d’alternance au sommet de l’Etat. « Ce sénat non élu est au-dessus de toutes les institutions représentatives, Députés, Président de la République. Il est donc le maître absolu. La souveraineté du peuple est abolie », fustigent les manifestants. Jonas Tossou y est apparu avec une pancarte sur laquelle est écrit : « Non au pouvoir à vie de Patrice Talon ».
Selon Basile Akodé, coordonnateur Europe de l’UAPDB, « cette manifestation s’inscrit dans une longue série d’actions de protestation menées depuis l’arrivée au pouvoir de Talon ». Pour Jonas Tossou, c’est sa manière de dénoncer le pouvoir autocratique de Patrice Talon et l’organisation pour une ènième fois d’élections exclusives pour garder le pouvoir contre les intérêts du peuple. En dépit des persécutions qui le vivent personnellement et sa famille, l’opposant Jonas Tossou se montre toujours actif et son militantisme se renforce au jour le jour contre l’oppression mise en place par le régime de Cotonou.