Le meeting de soutien au duo candidat de la mouvance président Romuald Wadagni Mariam Talata organisé par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Comlan Basile Ahossi a enregistré samedi dernier plusieurs participants et même des instruis. Selon un communiqué de la cellule de communication du cabinet du président Ahossi, deux élus démissionnaires du parti Les Démocrates, sans être invités auraient débarqués au meeting pour lequel ces députés n’avaient précédemment reçu d’invitation. Ce qui a suscité des commentaires qui n’ont pas été du goût des organisateurs qui ont violemment réagi par un communiqué à la limite humiliant pour les deux élus.
Les honorables députés Constant Nahum et Joël Godonou puisque c’est d’eux qu’il s’agi, en grandes personnalités politiques désormais de la mouvance présidentielle, s’étaient rendus au stade municipal d’Athiémé où se tenait le meeting et toute honte bue, ont pris siège où ils n’étaient nullement attendus, et, aux côtés du vice-président qui aux dernières nouvelles est toujours membre du parti Les Démocrates. Que cherchent donc des députés démissionnaires et désormais mouvaciers au meeting d’un opposant qui plus ne les a jamais invités ?
Dans son communiqué, le Cabinet du président Ahossi ne ́s’est nullement préoccupé du costume d’élu du peuple qu’ils continuent d’arborer. Les mots aussi durs que les phrases utilisées dans le communiqué ont roulé les ex-députés démocrates dans la boue. « Le Cabinet tient à informer l’opinion publique, avec la plus grande fermeté, que les deux députés qui se sont affichés aux côtés de l’honorable Comlan Léon AHOSSI n’ont nullement été conviés à cette activité », précise le communiqué qui traite les présences des deux députés d’encombrantes, d’inopportunes et de non souhaitées.
« Le Cabinet observe que ces personnes, mises en marge par leurs anciens compagnons politiques et peinant à s’intégrer auprès de leurs nouveaux partenaires présumés, semblent avoir profité de cette tribune pour tenter de reconstruire, de manière artificielle, une forme de légitimité politique, au terme d’une transhumance dépourvue de vision, de constance et de conviction », peut-lire dans le communiqué. Quelle honte ! Quelle humiliation !
Norbert Adjakoun