Les évolutions géopolitiques mondiales et les changements politiques locaux ont profondément influencé le paysage de l’investissement en Afrique. Le dernier rapport de Rand Merchant Bank (RMB) met en lumière les pays les plus attractifs pour les investisseurs en 2025 et 2026.
Le rapport intitulé « Where to Invest in Africa 2025/26 », publié le 27 octobre par la holding sud-africaine RMB en collaboration avec le Gordon Institute of Business Science (GIBS), analyse les facteurs déterminants pour l’investissement dans 31 pays représentant 90 % du PIB africain, 83 % de sa population ( les trois quarts de la population) et 61 % de sa superficie.
Le classement révèle que les Seychelles et Maurice conservent les deux premières places, confirmant leur attractivité malgré des populations et superficies limitées. Ces États insulaires séduisent les investisseurs grâce à un PIB par habitant élevé, un développement humain avancé, une faible corruption et une inflation maîtrisée.
Derrière ces leaders, l’Égypte ( première puissance économique du continent) occupe la 3ᵉ position, suivie de l’Afrique du Sud, du Maroc, du Ghana, de l’Algérie, de la Côte d’Ivoire et de la Tanzanie, tandis que le Kenya ferme le Top 10. Le rapport souligne que le classement d’environ deux tiers des pays a évolué par rapport à l’édition précédente, reflétant les effets combinés des récentes turbulences géopolitiques internationales et des changements politiques sur le continent.
Le Bénin recule de trois places
Le Bénin occupe la 20ᵉ place du classement 2025/2026, la 17ᵉ position lors du rapport précédent, enregistrant ainsi une régression de trois rangs. Cette baisse s’explique davantage par l’amélioration plus marquée de pays concurrents que par une détérioration de ses propres fondamentaux. En dépit d’une stabilité politique reconnue, d’un climat d’affaires en amélioration et de réformes visant à assainir la gestion publique, le Bénin reste limité par la taille réduite de son marché intérieur et une dépendance élevée aux importations. Parallèlement, plusieurs économies africaines ont fortement progressé, à l’image de la Côte d’Ivoire, de la Tanzanie ou de la Zambie, boostées par une croissance robuste, une diversification accrue ou un meilleur contrôle de l’inflation.
L’étude repose sur 20 indicateurs clés, dont le PIB, le PIB par habitant, la taille de la population, le taux d’urbanisation, l’innovation, la connectivité, la stabilité des taux de change, le niveau de corruption, la stabilité politique, le développement humain, l’inflation et les inégalités de revenus. Ces indicateurs sont regroupés en quatre piliers principaux : performance et potentiel économiques, accessibilité au marché et innovation, stabilité économique et climat d’investissement, développement social et humain.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU