(Une coupure d’électricité au moment clé qui soulève la colère du parti)
Suite à la révision constitutionnelle du 14 novembre 2025, le parti Les Démocrates (LD) monte au créneau. Dans une déclaration officielle, les députés dénoncent un scrutin organisé dans le noir, sous une coupure d’électricité qu’ils qualifient de manœuvre politique destinée à occulter la transparence du vote. Les LD, qui ont unanimement rejeté le texte, appellent la société civile à se mobiliser face à ce qu’ils considèrent comme un tournant grave pour la démocratie béninoise.
L’atmosphère du vendredi 14 novembre 2025 à l’Assemblée nationale restera marquée par un épisode pour le moins inédit. Alors que les députés s’apprêtaient à se prononcer sur la révision de la Constitution, une coupure d’électricité est intervenue, plongeant l’hémicycle dans l’obscurité. Si pour certains il ne s’agit que d’un incident technique, le parti Les Démocrates y voit au contraire une manœuvre politique soigneusement orchestrée.
En effet, dans une déclaration officielle, les députés LD ont fustigé ce qu’ils appellent « un vote dans le noir », une mise en scène obscurantiste destinée selon eux à « éteindre la lumière du feu », c’est-à-dire la vérité du processus. Pour le parti, la coupure d’électricité n’a rien d’accidentel : « Elle fut un outil politique », affirme le communiqué, estimant que les conditions du scrutin ont violé les principes de transparence et de sérénité exigés par un acte aussi fondamental que la modification de la Loi fondamentale.
Les 22 députés Les Démocrates rappellent avoir voté unanimement contre la révision, qualifiant leur position de « claire, digne et sans équivoque ». Un « non de résistance », disent-ils, face à une révision qu’ils jugent illégitime et imposée dans un contexte volontairement obscurci. « Aucun d’entre nous n’a vacillé », soutiennent-ils, dénonçant une procédure menée dans des conditions indignes d’une démocratie moderne.
Au-delà du vote, le parti met en garde contre l’anéantissement des acquis démocratiques. Il appelle la jeunesse, les forces vives, les confessions religieuses et les partenaires démocratiques du Bénin à mesurer la gravité de la situation et à se mobiliser pour défendre l’État de droit.
Gildas AHOGNI