C’est désormais officiel. Le parti Renaissance nationale de Claudine Prudencio est fusionné à l’Union progressiste le renouveau. La décision a été prise à l’issue d’un congrès extraordinaire qui s’est tenu le samedi 08 novembre 2025. Dans un message publié sur sa page Facebook, Claudine Prudencio a annoncé que cette fusion entraîne de facto l´adhésion systématique de toutes les militantes et de tous les militants du parti Renaissance nationale (Rn) à l´Union progressiste le renouveau (Up-R) Par ailleurs, le Bureau exécutif national (Ben) aura à conduire, dans un bref délai, toute la procédure administrative de fusion jusqu’à son terme au niveau des services compétents du Ministère de l’intérieur. « Le Parti Renaissance nationale appelle tous ses militants à la sérénité et à la mobilisation pour faire de cette nouvelle orientation stratégique un tremplin vers la victoire du duo candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de 2026 », peut-on lire.
Tout ça pour ça ?
Cette nouvelle fusion du part Renaissance nationale avec l’Union progressiste le Renouveau fait renaître le débat sur la situation politique de l’ancienne Udbn devenue Rn. Il y a quelques jours, le parti a annoncé qu’il ne prendrait pas aux élections communales. Selon le message rendu public, cette décision, mûrement pesée, ne relève ni de l’improvisation ni du désengagement. Elle s’inscrit dans une stratégie de consolidation et de redéploiement. « Nous avons estimé qu’avant de nous lancer dans la compétition, il convenait d’exiger de nous-mêmes la discipline, la rigueur et la cohésion que mérite tout combat électoral sérieux. Dans un contexte où la réussite dépend non seulement du nombre, mais de la qualité de l’engagement, nous avons préféré le silence constructif à la dispersion, la préparation à la précipitation, la cohérence à la complaisance », a stipulé le message. Toutefois pour les avertis, cette décision ayant conduit à la fusion des deux partis s’est prise au fil et après moult réflexions. D’ailleurs, elle était inévitable en raison de la tournure que prenait la situation au sein de la mouvance présidentielle. Depuis plusieurs années, le parti de Claudine Prudencio esseulé n’a pas pu obtenir un conseiller communal. Il était donc temps que le parti de Dèkoungbé puisse se fusionner à un des grands blocs pour tirer son épingle du jeu. La priorité est que cette fusion perdure dans le temps et ne soit pas semblable à ce qui a été observé il y a quelques années entre l’Udbn et le Bloc républicain qui est parti en fumée après quelques semaines de cohabitation.
Alassane Touré