Alors que la crise interne continue de secouer le parti Les Démocrates avec le refus de Michel Sodjinou de remettre sa fiche de parrainage, Paul Hounkpè semble vouloir saisir l’occasion. Le candidat de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) appelle à l’union et ouvre la porte à d’éventuelles alliances, profitant du désarroi ambiant dans le principal parti d’opposition.
Dans un contexte politique tendu à l’approche de la présidentielle de 2026, Paul Hounkpè sort du silence pour adresser un message d’ouverture. Le candidat du parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a invité les autres forces politiques à l’union, estimant que le moment est venu de fédérer les énergies autour d’un objectif commun : améliorer les conditions de vie des Béninoises et des Béninois.
En effet, il a adressé un message pour réunir d’autres forces politiques en ce moment où le parti Les Démocrates se retrouve au bord du gouffre. Il estime que les autres partis peuvent rejoindre le sien. « Nous sommes tous en train de nous battre pour que les Béninoises et les Béninois vivent mieux. Et nous, nous avons une petite différence, c’est ça qui fera que la chance sera de notre côté. Si d’autres forces politiques décident de nous rejoindre, nous aurons les bras ouverts pour les accueillir », a-t-il déclaré.
Mais derrière cet appel à l’unité, certains observateurs y voient une stratégie politique bien calculée. Cette sortie du leader des FCBE intervient au moment où le parti Les Démocrates traverse une zone de turbulence. La tension interne, notamment le refus du député Michel Sodjinou de remettre sa fiche de parrainage, fragilise la cohésion de la formation politique dirigée par l’ancien président Boni Yayi. Paul Hounkpè, conscient de cette fragilité, pourrait chercher à rallier à sa cause des militants déçus ou hésitants du camp adverse. Une manière subtile de redonner de la visibilité à son parti, longtemps discret sur la scène politique nationale.
Dans les coulisses, certains cadres des FCBE estiment que cette ouverture pourrait marquer le début d’une recomposition des forces au sein de l’opposition. Si les tractations se concrétisent, la présidentielle de 2026 pourrait bien réserver des surprises.
Gildas AHOGNI