Au petit matin du mardi 14 octobre 2025, le parti de l’opposition Les Démocrates, a procédé à la désignation de son duo de candidats pour l’élection présidentielle d’avril 2026 en l’occurrence, Renaud Agbodjo et son colistier Juste Lodjou. Quelques heures après, votre rédaction a décidé de faire une incursion dans les coulisses du dépôt des dossiers à la Commission électorale nationale autonome dans la soirée du même mardi.
Il est 16 heures. Nous sommes aux portes du siège national du parti Les Démocrates. On y aperçoit des militants et sympathisants du plus grand parti de l’opposition, constitués en majorité des conducteurs de taxis-motos communément appelés Zemidjans des hommes, des femmes et même des jeunes. Les supputations allaient dans tous les sens surtout après les évènements survenus entre le lundi 13 et le mardi 14 octobre 2025. Malgré toutes les discussions qui les intéressaient, ils ne manquaient pas de guetter les moindres faits et gestes des hauts responsables du parti. Ils attendaient impatiemment la descente du duo de candidats désignés par le parti pour prendre départ pour la Commission électorale nationale autonome, ne sachant pas que ce ne sera pas une tâche facile. Nous sommes à l’intérieur des locaux du siège national du parti Les Démocrates. Les couloirs et les parloirs étaient remplis de monde notamment les délégués et autres membres du parti qui voulaient déposer les dossiers de candidatures pour les élections législatives et communales. D’un autre côté, les autorités, les cadres, hauts responsables s’affairaient pour préparer le dossier du candidat et de son colistier. Tous les acteurs concernés étaient au charbon pour apprêter les différentes pièces et parfaire les derniers détails pour le départ à la Commission électorale nationale autonome. Le bureau du service du secrétariat administratif était hermétiquement fermé bien qu’on y travaillait à l’intérieur. Un agent de sécurité a été pointé à la porte pour filtrer les entrées. N’avais pas accès qui veut, mais qui était autorisé. Pour entrer dans le bureau, il fallait s’annoncer. Les réunions et concertations s’enchaînaient dans chaque service. Après celle de la cellule de communication pour faire le point des différents événements de la vieille et revoir la communication du parti, c’est le tour de la majorité des députés de se réunir dans une salle au premier étage. On y notait l’absence de deux grands visages dont Éric Houndété et Michel Sodjinou. Après la séance d’échanges et de peaufinement des stratégies, les députés ont commencé avec une série d’allers-retours entre leurs bureaux et la salle servant du secrétariat administratif. Les députés étaient pour la plupart habillés en tissus locaux. Il sonnait 18 heures environ. Le candidat désigné, Renaud Agbodjo, dans une costume noire taillée sur mesure, sur une chemise blanche, venait de faire son entrée dans les locaux du siège national du parti Les Démocrates. Il a été accueilli par les mots de félicitations des différents membres et des accolades. Il répondait toujours par son sourire même si sur son visage, il se lisait un sentiment de fatigue et d’espoir. les uns et les autres. Oui, il accédait à une salle où l’attendaient les députés. Salutations d’usage, formalités remplies, échanges, discussions ont duré quelques minutes. Le candidat désigné du parti Les Démocrates a fait son entrée dans le bureau du secrétariat administratif pour savoir comment évoluaient les formalités. Il voulait avoir un œil vigilant sur les derniers détails, les détails à peaufiner, afin que la délégation puisse se branler vers la Céna. Quelques minutes après, son colisitier Jude Lodjou, fait aussi son entrée dans les locaux du siège national, dans un tissu goodluck bleu et un chapeau rouge griffé « ok ». Pour les militants qui ont eu accès aux différents locaux, ils n’ont pas pu s’empêcher de faire des photos avec le candidat chaque fois qu’ils avaient l’occasion de le croiser dans ses déplacements intempestifs, malgré le cordon de sécurité mis en place. Le Secrétaire administratif était le plus secoué. Les indiscrétions allaient dans tous les sens. La plus importante et chaude faisait état de ce que le parrainage du député parrain Michel Sodjinou n’était toujours pas à la disposition du parti, mais l’important était de déposer le dossier et de se fier aux décisions de la Cour constitutionnelle. D’ailleurs les appels qui allaient dans tous les sens montraient tant bien que mal l’inquiétude des uns et des autres. Des parents aux villages, aux proches et amis en passant par les confrères journalistes, tout le monde voulait savoir si les démocrates ont pu mobiliser le nombre de parrainages requis. Entre assurance et espoir, les réponses s’enchaînaient. Pendant ce temps, le Secrétaire national à la communication du parti se faisait rare. On ne le voyait nulle part même pas dans les couloirs. Au portail, les militants sont impatients face à la longue attente. 20 heures passées de quelques minutes, l’ancien président du parti Eric Houndété et candidat malheureux à la désignation du duo venait de faire son apparition au portail du siège national. Ne voulant pas attirer toute l’attention sur lui, il a voulu passer inaperçu, sans compter sur l’œil très vigilant des militants. « Prési, prési, prési», scandaient-ils. Il a réussi à se frayer un passage grâce à sa garde rapprochée et à quelques agents de sécurité privée qui étaient en place. Il est monté au premier étage. Après les salutations d’usage, il fit son entrée dans la salle où l’attendaient déjà ses collègues députés. A peine son garde corps a voulu prendre une gorgée d’eau, on l’informe aussitôt que son patron était sur le point de sortir de la salle où la réunion entre les députés avait lieu. Éric Houndété n’a pas attendu. Il est vite ressorti le visage pas trop gaie. Les lives tik-tok de jeunes influenceurs membres de la cellule de communication pleuvaient. « Tapotez, partagez le live. Le président va sortir maintenant et nous allons démarrer », rassuraient-ils. A 21 heures, la patience devenait trop longue dans le rang des populations. Cela ne les empêchaient pas de lancer des slogans et des cris de joie. « Nous sommes sauvés. Je ne veux même pas un franc pour voter. Nous allons les sanctionner à jamais. Madougou et Aïho seront libérés. Djènontin et autres vont rentrer », lançaient les militants. 21h05, première fausse alerte. Les premiers véhicules en temps immobilisés ont mis leurs moteurs en marche pour prendre départ pour la Commission électorale nationale autonome, mais tout n’était pas fin prêt. Pour calmer les ardeurs, le candidat Renaud Agbodjo a même voulu se présenter au balcon pour saluer les militants, mais nulle ne sait ce qui lui a fait changer d’avis. 21h15, l’heure passait, le temps pressait, les militants étaient de plus en plus impatients. Ils attendaient, ils guettaient la sortie du candidat. En gros, c’était la course contre la montre. On courait dans tous les sens pour boucler les dernies détais. Le candidat était bien là, il suivait tout, il sculptait tout, il ne voulait laisser aucun détail. Son colistier était à ses côtés pour lui apporter la force qu’il faut. Du côté sécurité, tout se mettait en place. La sécurité du candidat sera assurée par une dizaine de militaires constitués en majorité des gardes du corps des députés parrains du parti Les Démocrates. Mais quel véhicule utiliser? Après consultation et avis du candidat, il a été décidé qu’il utilisera un véhicule qui lui permettra de sortir la tête par le haut et de saluer les militants. La foule était immense, plus de 200 personnes qui l’attendaient. Pour que la délégation puisse s’ébranler vers la commission électorale nationale autonome, elle sera convoyée par une équipe de la police républicaine composée de huit personnes environ. Ce sera le véhicule de tête sans compter les nombreux zemidjans qui ont laissé leur gagne-pain pour prendre siège devant les locaux du parti. Dans le rang des populations, on pouvait attendre. «Il est 21h30, sortez pour qu’on aille. Ne vous laissez pas piéger par le temps. On ne veut pas être en retard. Il faut qu’on aille tôt. Nous sommes très impatients, sortez pour qu’on aille» pouvait-on attendre dans le rang des populations. C’est finalement dans les environs de 22 heures que le cortège a pris départ avec les ovations de centaines de militants et sympathisants.
Mohamed YEKINI
1 commentaire
Que le bon Dieu t’accompagne mon président,la présidentielle 2026 est pour vous mon président sont l’excellence monsieur Renaud Agbjodjo. Nous sommes avec vous ,et vous êtes déjà élu mon président
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