Le parti de Brice Oligui Nguema, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), a obtenu une large avance lors des législatives. Ce succès consolide son pouvoir après la transition qui a suivi le coup d’État d’août 2023.
Le parti au pouvoir au Gabon, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale après le second tour des législatives du 11 octobre. Ce résultat renforce la position du président Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir à la suite du renversement d’Ali Bongo en 2023.
Selon les résultats communiqués par la Commission électorale nationale, le parti présidentiel est en passe d’obtenir 55 sièges sur les 145 que compte l’Assemblée nationale. Ce scrutin, organisé en deux tours, s’est conclu samedi dernier dans 77 circonscriptions où aucun candidat n’avait obtenu la majorité absolue au premier tour.
La compétition opposait principalement l’UDB au Parti démocratique gabonais (PDG), formation de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, qui n’a remporté que trois sièges lors du premier tour. Cette défaite du PDG symbolise la fin d’une époque, après plus d’un demi-siècle de domination de la famille Bongo sur la vie politique gabonaise.
La transition politique touche à sa fin
Ces élections législatives marquent la dernière étape du processus de transition entamé après le coup d’État d’août 2023, mené par Brice Oligui Nguema. Le chef de l’État, élu président en avril dernier, consolide ainsi sa légitimité par les urnes.
Pour de nombreux observateurs, cette victoire ouvre la voie à une nouvelle ère politique au Gabon. Toutefois, certains analystes craignent que la prédominance du parti présidentiel ne limite la place de l’opposition dans le débat démocratique.
Toutefois avec cette majorité, Oligui Nguema dispose désormais des moyens politiques nécessaires pour mener ses réformes. Reste à savoir si cette victoire servira à bâtir une démocratie durable ou à concentrer davantage le pouvoir entre les mains du président.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU