Le gouvernement burkinabè a mis fin aux activités de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet. La décision est intervenue à l’issue du Conseil des ministres présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, le 2 octobre 2025.
L’annonce a été faite par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a précisé que la dissolution de Qnet repose sur l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 relative à la liberté d’association. Selon le ministre de la Justice par intérim, Edasso Rodrigue Bayala, Qnet, déjà suspendue auparavant, menait des activités contraires à ses statuts. Les enquêtes ont révélé des faits d’arnaque, d’escroquerie et même de trafic de personnes. « Plus de 2000 victimes ont été recensées, plus de 1 300 plaintes déposées, et l’enjeu financier dépasse le milliard de FCFA », a détaillé le ministre.
Appel à la vigilance
Le gouvernement appelle les citoyens à la prudence face aux offres de gains faciles, particulièrement sur internet. « Il faut éviter de céder à toutes les propositions en ligne », a insisté le ministre Bayala.
À titre de rappel, Qnet est une entreprise de vente directe, fondée en 1998 à Hong Kong, qui propose une large gamme de produits dans les domaines du bien-être, de la santé, du style de vie et de l’éducation, via une plateforme d’e-commerce. Elle compte des distributeurs indépendants dans de nombreux pays, et son modèle repose sur la promotion de produits tout en offrant aux représentants la possibilité de percevoir des commissions en fonction des ventes réalisées et du recrutement d’autres distributeurs
Cette décision marque un tournant dans la régulation des activités associatives au Burkina Faso et pourrait inspirer d’autres pays de la sous-région confrontés aux mêmes dérives.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU