Le Bénin et le Niger traversent depuis peu une crise sans précédent. D’autant puisque les populations en souffrent, il urge de trouver une solution immédiate pour une sortie de crise. Plusieurs sont ces acteurs politiques qui portent leur regard sur cette situation. C’est le cas de l’ancien ministre Akindès Adékpédjou qui, à travers un entretien au micro de E-News, estime que les gouvernements ont la solution.
La crise entre le Bénin et le Niger semble perdurer. Malgré les différents efforts fournis par le gouvernement béninois pour une sortie de crise, le Niger reste droit dans ses bottes. Tout porte à croire que les efforts ne sont pas encore à la hauteur de l’espérance nigérienne. Toutefois, l’analyse des acteurs politiques reste différents. À travers un entretien avec E-News, l’ancien ministre Akindès Adékpédjou n’a pas manqué de donner son point de vue sur la question. Après avoir situé la responsabilité du Bénin dans cette crise que le Bénin aurait pu éviter, il a quand même proposé des moyens possibles de rétablissement des relations de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays. Pour lui, si cette crise perdure, c’est juste parcequ’on le souhaite car tous les actes posés prouvent que nous ne sommes pas de bonne foi. Il a clairement fait savoir que la solution pour une sortie de crise est à portée de main. « C’est notre bonne foi qui est en cause », déclare l’ancien ministre. « Il y a des moyens de s’en sortir. Si on ne s’en sort pas, c’est qu’on ne veut pas » a-t-il ajouté. Il accuse ainsi la nonchalance des gouvernements notamment celui béninois à faire face à cette situation pour une sortie de crise.
Sur la question des cinq nigériens arrêtés à Sèmè Kpodji, il estime que le service de renseignement béninois n’a pas joué son rôle. « Si les services de renseignements ne peuvent pas savoir comment les nigériens sont rentrés sur le territoire béninois ni où ils se logent, c’est qu’ils sont nuls » a-t-il laissé entendre. Il propose quand même au gouvernement béninois de mettre d’abord la balle à terre car selon lui, le Bénin est en partie responsable de cette crise. « C’est nous qui avons inculquer aux nigériens que nous sommes leur ennemi à cause de la démocratie. C’est nous qui avions tous fait pour qu’ils meurent de faim et de maladie » a-t-il justifié. Comme solution, il propose d’avoir des officiels nigériens qui passent par les endroits qu’ils ont qualifiés d’entraînement au terrorisme. « En amenant les officiels nigériens visités ces endroits qu’ils ont qualifiés de site d’entraînement au terrorisme, ils feront le constat que c’est faux. Là, ils ne pourront plus rien faire puisqu’à l’heure actuelle, le Niger serait prêt à aller à une guerre » fait-il savoir. Il faut alors que le Bénin engage les négociations pour rassurer le Niger afin que tout puisse revenir à la normale.
Gildas AHOGNI