Ils ont dominé la session 2026 du Baccalauréat par leurs performances. Ces jeunes, parmi les meilleurs du pays, ont le mérite de dépasser le simple classement universitaire. À l’approche de la rentrée, une question mérite d’être posée au gouvernement : quel sort l’État réserve-t-il aux premiers du Bac 2026 ?
Le cas de M. EGBOGBE Frederico, premier au plan national avec une impressionnante moyenne de 18,80/20, interpelle. Selon les informations qui circulent, le brillant bachelier est classé à la FASEG. Une orientation qui, en soi, n’a rien de déshonorant. Mais peut-on vraiment considérer que le meilleur bachelier du pays doit être traité comme un étudiant ordinaire dans le processus d’orientation ?
En effet, la question n’est pas de dévaloriser l’université béninoise. Elle est plutôt de savoir si l’excellence exceptionnelle mérite un accompagnement exceptionnel. Un élève qui termine premier de tout un pays avec 18,80 de moyenne représente un potentiel humain que l’État peut identifier, encadrer et accompagner vers les meilleures formations possibles, au Bénin comme à l’étranger. Et les autres ? Que deviennent-ils ? Ont-ils été identifiés par les autorités ? Une bourse d’excellence leur sera-t-elle proposée ? Un programme spécial d’accompagnement est-il prévu ? Auront-ils la possibilité de poursuivre des formations de pointe ?
À quelques jours de la rentrée universitaire, ces interrogations deviennent urgentes. L’excellence scolaire ne devrait pas s’arrêter à la publication des résultats. Elle doit ouvrir des portes. Il serait judicieux que le gouvernement communique sur le dispositif prévu pour les premiers du Bac 2026. Il y va de la reconnaissance du mérite, mais surtout de la préparation de l’avenir. Demain, c’est aujourd’hui. Anticiper le chômage, c’est aussi investir dès maintenant dans les meilleurs talents du pays.
ASG