À l’approche du 66e anniversaire de l’indépendance, le président Alassane Ouattara a signé deux décrets de clémence. Au total, 4 661 détenus de droit commun vont être libérés ou voir leur peine réduite.
Dans un geste de clémence exceptionnelle, le chef de l’État ivoirien a ordonné la libération de 2 064 prisonniers et la réduction de peine de 2 597 autres dont le reliquat ne dépasse pas 36 mois. Toutefois, ceux qui ont commis des crimes graves et les atteintes à la sûreté de l’État, sont exclus de cette grâce présidentielle.
Cette tradition républicaine intervient dans un contexte social tendu, marqué par la vétusté et la surpopulation carcérale. Une commission sera chargée de superviser les sorties pour éviter les blocages administratifs.
Au-delà du désengorgement des prisons, la question de la réinsertion se pose. Sans accompagnement socio-professionnel, le risque de récidive inquiète. C’est le cas d’un homme, qui à peine gracié par le président Romuald Wadagni, est recondu au commissariat pour tentative de vol.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU