En campagne pour le secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Roumain Dacian Cioloș a présenté, lors d’une visioconférence avec des journalistes de plusieurs pays francophones, sa vision d’une organisation plus pragmatique, plus transparente et davantage tournée vers les besoins concrets des États membres, avec une attention particulière portée à l’Afrique.
À quelques mois du sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu en novembre 2026 au Cambodge, le candidat roumain Dacian Cioloș poursuit sa campagne. Mardi 28 juillet, l’ancien Premier ministre de la Roumanie a échangé par visioconférence avec des journalistes du Bénin, du Togo, du Sénégal, du Cameroun, du Mali, du Maroc, de l’Algérie et de la France afin de présenter les grandes lignes de son projet.
En effet, face aux professionnels des médias, Dacian Cioloș a défendu l’idée d’une Francophonie « utile » pour ses États membres. Il a plaidé pour une organisation davantage axée sur les résultats, la transparence et la définition de priorités communes avec les ONG, dont les actions seraient évaluées tous les deux ans. Selon lui, la Francophonie doit répondre plus efficacement aux attentes des populations en favorisant l’entrepreneuriat local, en facilitant l’accès à la langue française et en renforçant le rôle des opérateurs de l’OIF.
Le candidat a également insisté sur la nécessité de placer l’Afrique au cœur du projet francophone. Il souhaite développer l’éducation et la formation au numérique, renforcer la présence de TV5Monde sur le continent et accroître l’influence de la Francophonie sur la scène internationale. « L’objectif n’est pas de se battre contre la langue anglaise, mais de hisser haut la langue française », a-t-il affirmé.
Pour concrétiser cette ambition, Dacian Cioloș mise sur une stratégie de diversification des ressources. Il entend rechercher des financements extérieurs, nouer de nouveaux partenariats et mobiliser davantage de bailleurs de fonds afin de donner à l’OIF les moyens de ses ambitions. L’ancien commissaire européen à l’Agriculture estime qu’une organisation plus efficace et mieux financée sera en mesure d’accompagner durablement le développement de ses États membres.
Gildas AHOGNI