Le président kényan William Ruto a promulgué une loi instituant le premier Fonds souverain du Kenya. Cette réforme vise à mieux gérer les revenus issus des ressources naturelles, financer des investissements stratégiques et protéger l’économie contre les crises futures.
Le président William Ruto a promulgué, le 9 juillet 2026, la loi portant création du Fonds souverain du Kenya, marquant une étape importante dans la stratégie de gestion des finances publiques du pays. Inspiré de modèles adoptés par plusieurs États producteurs de ressources naturelles, ce mécanisme doit permettre au Kenya d’épargner une partie de ses recettes publiques, de financer des projets structurants et de renforcer sa résilience face aux chocs économiques mondiaux.
La nouvelle législation prévoit notamment que 30 % des revenus tirés de l’exploitation du pétrole et des ressources minières soient versés dans un Fonds pour les générations futures. Un Fonds de stabilisation est également créé afin d’amortir les effets des fluctuations économiques, tandis qu’un Fonds d’investissement financera des projets prioritaires destinés à soutenir la croissance et la transformation économique du pays.
Lors de la cérémonie de promulgation à Nairobi, William Ruto a révélé que son gouvernement venait d’achever le premier inventaire minier national exhaustif de l’histoire du Kenya. Selon lui, cette étude confirme la présence d’importants gisements de minerais stratégiques et industriels, capables d’accélérer l’industrialisation, de créer des emplois et de renforcer les exportations.
« Ces ressources permettront d’accélérer l’industrialisation, de créer des emplois de qualité, de stimuler les exportations et de générer une prospérité durable, mais seulement si elles sont gérées avec sagesse », a déclaré le chef de l’État.
Cette réforme intervient dans un contexte où le Kenya cherche à réduire sa dépendance à l’endettement extérieur et à diversifier ses sources de financement. Les autorités estiment que ce Fonds souverain contribuera à préserver les richesses nationales, à renforcer la discipline budgétaire et à garantir que les bénéfices issus des ressources naturelles profitent aussi bien aux générations actuelles qu’aux générations futures.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU