Le plus grand marché de vêtements de seconde main de Nairobi a été en grande partie détruit par un incendie survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes du sinistre, tandis que des milliers de commerçants évaluent l’étendue de leurs pertes.
Un important incendie a ravagé dans la nuit du 20 au 21 juin une vaste section du marché de Gikomba, principal centre de vente de vêtements de seconde main de la capitale kényane. Les flammes, visibles à plusieurs kilomètres à la ronde, ont détruit des centaines d’étals et d’importantes quantités de marchandises avant l’intervention des services de secours.
Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Toutefois, l’ampleur des dégâts matériels est considérable. Des milliers de commerçants, dont beaucoup dépendent exclusivement de leurs activités sur ce marché pour subvenir aux besoins de leurs familles, se retrouvent désormais sans source immédiate de revenus.
Les causes exactes du sinistre demeurent inconnues. La police et les services de sécurité ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer l’origine du feu. Plusieurs organisations de commerçants appellent déjà les autorités à renforcer les mesures de prévention et à accélérer la modernisation des infrastructures du marché.
Situé à l’est de Nairobi, le marché de Gikomba est considéré comme l’un des plus importants centres commerciaux informels d’Afrique de l’Est. Chaque jour, des milliers de vendeurs et d’acheteurs s’y rendent pour commercer principalement des vêtements de seconde main, connus localement sous le nom de « mitumba ».
Au fil des années, Gikomba est devenu un véritable poumon économique pour de nombreuses familles kényanes. Les incendies y sont malheureusement récurrents, en raison de la forte densité des installations, de la proximité des étals et des difficultés d’accès pour les véhicules de secours.
Pour les victimes, l’urgence est désormais de reconstruire leurs activités et de retrouver une source de revenus après cette nouvelle catastrophe.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU