Le projet du barrage hydroélectrique de “ Dogo-Bis” franchit une étape décisive avec l’approbation d’un financement de 150 millions de dollars par la Banque mondiale.Pensée comme une infrastructure à usages multiples, cette réalisation ambitionne de renforcer la production d’électricité, de soutenir l’agriculture irriguée et de réduire les effets des inondations.
Prévu sur le cours de l’Ouémé, le barrage affichera une capacité de production de 128 mégawatts. En effet , cette nouvelle source d’énergie contribuera à consolider le réseau électrique national, dans un contexte où la demande ne cesse de croître sous l’effet de la croissance démographique et du développement économique. Au-delà de son volet énergétique, le projet se veut également un levier pour le développement agricole. Le barrage permettra l’irrigation de 17 500 hectares de terres cultivables, offrant ainsi aux producteurs la possibilité de pratiquer des cultures tout au long de l’année, sans dépendre exclusivement des précipitations. Une perspective de nature à améliorer les rendements et à renforcer la sécurité alimentaire.
Le futur ouvrage répond également à un enjeu majeur : la maîtrise des inondations. Chaque année, les crues du fleuve Ouémé causent d’importants dégâts dans plusieurs localités riveraines. Grâce à la régulation du débit des eaux, le barrage devrait limiter l’ampleur de ces phénomènes et mieux protéger les populations ainsi que leurs activités.Ce financement s’inscrit dans un programme d’appui plus vaste de la Banque mondiale en faveur du Bénin. L’institution a, en effet, approuvé une enveloppe globale de 320 millions de dollars, dont 170 millions seront consacrés au programme Alafia, destiné à soutenir d’autres priorités de développement du pays.L’objectif est de réduire la dépendance énergétique du pays tout en garantissant un accès à une électricité plus stable.
À travers le projet de “Dogo-Bis”, le Bénin pose ainsi les bases d’une infrastructure stratégique, capable de répondre simultanément aux défis énergétiques, agricoles et environnementaux, tout en renforçant sa résilience face aux changements climatiques.
Alola BIAOU