Le 1er congrès ordinaire du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) s’est tenu le samedi 6 juin 2026 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.. Ousmane Sonko a été reconduit président de Pastef-Les Patriotes à l’issu de ce premier congrès du parti créé en 2014. Le scrutin a enregistré 589 procès-verbaux reçus sur 598, soit 553 en provenance du territoire national, l’intégralité des PV attendus du Sénégal et 36 sur 45 en provenance de la diaspora. Les 589 suffrages exprimés se sont portés en totalité sur Ousmane Sonko, sans aucun bulletin blanc ni vote concurrent, traduisant une adhésion unanime des délégués ayant participé au vote.
Une résolution générale qui consacre la souveraineté comme pilier central de sa doctrine politique et de son action publique pour les années à venir a été adoptée. . Il a également été l’occasion d’officialiser la mue du mouvement en un parti institutionnalisé et structuré, capable de consolider son action au pouvoir. Le texte adopté met l’accent sur la volonté de rompre avec les logiques de dépendance économique, les systèmes de rente et les mécanismes d’exclusion, tout en affirmant une réaffirmation du respect des institutions et de l’État de droit. Il s’agit, selon les congressistes, de refonder l’État sur des bases orientées vers la défense des intérêts nationaux et la valorisation des ressources internes.
Dans cette même logique, le parti inscrit son projet dans un contexte international marqué par des crises multiples économiques, climatiques et géopolitiques qui renforceraient, les aspirations souverainistes sur le continent africain. Pastef réaffirme ainsi son attachement à un panafricanisme fondé sur la souveraineté des peuples, la coopération régionale et la construction d’une puissance africaine capable de défendre ses intérêts stratégiques.
Sur le plan interne, les congressistes estiment que le défi majeur reste la transformation durable de l’État sénégalais. Cela passe par la consolidation d’un État stratège, le renforcement de l’administration publique, la lutte contre la corruption et la valorisation des compétences nationales. Le congrès appelle également à préserver « l’esprit de rupture » ayant porté le parti au pouvoir, afin d’éviter tout éloignement des aspirations initiales.
La résolution accorde enfin une place importante à la souveraineté culturelle, avec un appel à la promotion des langues nationales, à la valorisation des savoirs africains et à la restauration de la confiance collective autour des valeurs telles que l’hospitalité, la dignité inhérente à l’être humain, l’honneur, le courage, l’honneur et l’intégrité..