Face à une situation précaire au Mali, le Quai d’Orsay recommande aux Français de partir « dès que possible par les vols commerciaux disponibles ». Cet appel intervient quatre jours après l’offensive djihadiste qui a coûté la vie au ministre malien de la Défense.
La France a explicitement appelé ce mercredi 29 avril, ses ressortissants à quitter temporairement le Mali.
Dans une mise à jour de ses « conseils aux voyageurs », le ministère des Affaires étrangères juge la situation « extrêmement volatile » et demande de partir par les vols commerciaux encore disponibles. Pour ceux qui restent, ils doivent rester chez eux, limiter les déplacements et maintenir un contact régulier avec leurs proches.
Cette recommandation fait suite aux attaques coordonnées du samedi 25 avril. Le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM ou JNIM), allié aux rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), a frappé simultanément plusieurs villes dont Bamako, Kati et Kidal. Le général Sadio Camara, ministre de la Défense, a été tué dans un attentat à la voiture piégée selon les informations officielles.
Le général Assimi Goïta, Chef de la junte au pouvoir au Mali, s’est adressé ce mardi 28 avril à la nation après plusieurs jours de silence. Dans son message, il a rassuré la population malienne que la « situation est maîtrisée ». Le FLA de son côté, informe l’AFP ce 29 avril 2026 que Kidal est sous leur contrôle et qu’il compte «libérer» Gao, Tombouctou et Menaka. Le JNIM a également annoncé la reprise des combats avec l’armée malienne et invite la population à se mettre à l’abri sous peine d’être prise pour cible.
Le Canada recommande aussi à ses citoyens de partir. Les États-Unis exhortent les leurs à se mettre à l’abri et éviter l’aéroport Modibo Keïta de Bamako.
Plusieurs pays dont la Russie, les États-Unis, le Bénin et les organisations internationales comme l’UA et l’ONU avaient déjà condamné les attaques. La France a réagi le 27 avril, trois jours après les faits, exprimant « sa préoccupation et sa solidarité ».
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU