Depuis la tenue de son Conseil National ordinaire au Chant d’Oiseau à Cotonou le dimanche 22 Mars 2026, le parti Les Démocrates est rentré dans une nouvelle phase de la crise qui le secoue depuis son exclusion des communales et présidentielle de 2026. Deux camps s’opposent au point de se retrouver devant la justice qui les départagera ce mercredi 29 avril 2026. Désormais, tous les regards sont tournés vers le tribunal de première instance de Cotonou qui dira le droit en donnant raison à l’un ou l’autre des camps portés respectivement par l’ex président du groupe parlementaire Les Démocrates Nourénou Atchadé et le premier président du parti discuté, l’honorable Éric Houndété.
Élu président du parti au terme d’un processus que Eric Houndété et ses sociétaires rejettent, Nourénou Atchadé tient mordicus à garder cette formation politique en misant sur des arguments que les avocats des LD ont exposés aux juges lors des deux audiences qui les ont déjà réunis. De son côté, Éric Houndété s’est armé du nécessaire juridique pour défendre sa position qui soutient fort que l’élection de l’honorable Nourénou Atchadé comme président du parti est un non lieu.
De toute évidence, la justice fixera chacun des deux camps ce jour avec, sans doute, les conséquences qui en découleront.
Si le tribunal donne raison à Éric Houndété qui a amené l’affaire devant la justice, Nourénou Atchadé et sa suite seront durement brisés par les décisions que le camp Houndété prendra sans aucun doute contre eux afin d’avoir la voie libre pour gérer le parti. Parmi eux, nombreux pourraient être exclus de cette formation politique ou des instances du parti. Mieux, le parti entrera officiellement et définitivement dans la mouvance présidentielle du nouveau président élu, Romuald Wadagni, d’autant puisque le camp Houndété le voulait de ce côté depuis et lui-même y est avec la signature du Pacte Républicain.
Au cas où le camp Atchadé gagne ce procès, le parti Les Démocrates maintiendra sa position de parti de l’opposition. Les responsables ayant signé le Pacte Républicain avec Éric Houndété pourraient être, après leur suspension, exclus du parti surtout qu’ils ont officiellement, sans avoir démissionné, déclaré leur soutien au candidat de la mouvance à la présidentielle de 2026. Ceci, parce qu’ils auraient agi en dehors des orientations du parti qui n’avait donné aucune consigne à ses militants pour cette élection.
Si Houndété perd le procès, cela pourrait ouvrir la voie à la formalisation du Pacte Républicain en parti politique formellement enregistré. Une chose est sûre, la justice sera rendue à qui de droit pour désigner qui de Houndété ou de Atchadé héritera du parti de la tête duquel l’ancien président de la République, le docteur Boni Yayi a démissionné le 4 Mars 2026. L’héritier qui sera désigné par le verdict du tribunal fera des réformes qui exclura ou dans le meilleur des cas optera pour le rassemblement, l’union et la cohésion au sein de cette formation politique qui reste et demeure la plus grande et structurée formation politique de l’opposition au Bénin.
