Un incendie spectaculaire a été déclenché ce mardi 21 avril 2026 à l’échangeur de Godomey, paralysant la circulation et suscitant une vive inquiétude. Entre témoignage poignant, difficultés d’intervention des secours et rappel à l’ordre des autorités, les circonstances du drame se précisent, sans qu’aucune victime ne soit pour l’heure signalée.
Un grave incendie s’est produit aux environs de midi, ce mardi 21 avril 2026, à hauteur de l’échangeur de Godomey. Un camion gros porteur chargé de cartons d’allumettes a été entièrement consumé par les flammes, provoquant une importante perturbation du trafic dans les deux sens, entre Abomey-Calavi et Cotonou.
En effet, selon les premières explications fournies par l’autorité communale, le véhicule aurait tenté de franchir l’échangeur malgré une limitation de hauteur. En heurtant la structure, il aurait déclenché un incendie, favorisé par la nature hautement inflammable de sa cargaison. Le maire d’Abomey-Calavi pointe ainsi un cas d’incivisme routier, dénonçant le non-respect des règles de circulation, notamment en matière de gabarit des véhicules lourds.
Sur les lieux, un témoin a relaté une scène aussi rapide que dramatique. « Le camion m’avait dépassé avant de monter sur l’échangeur. Il a été accroché en montant et une petite fumée a commencé par sortir de la bâche », explique-t-il. Malgré les premiers signes de danger, le chauffeur aurait continué à avancer. « La fumée a pris de l’ampleur, et la marchandise a commencé par tomber. Quand le chauffeur est descendu, il était déjà trop tard », poursuit-il. Le témoin évoque également un délai d’intervention jugé long : « Les sapeurs-pompiers ont pris environ 50 minutes à une heure avant d’arriver sur les lieux », affirme-t-il, soulignant l’impuissance des riverains face à l’ampleur du sinistre.
Du côté des secours, le colonel des sapeurs-pompiers, Gilbert Edah, a reconnu plusieurs difficultés majeures ayant entravé l’intervention. « Nous avons eu trois difficultés. D’abord, l’accès au site à cause de l’embouteillage. Ensuite, l’absence de poteaux d’incendie aux environs. Enfin, la présence de foyers à plusieurs niveaux », a-t-il expliqué. Ces contraintes ont complexifié les opérations d’extinction, nécessitant une mobilisation accrue des équipes.
L’incendie a entraîné la fermeture temporaire de l’échangeur dans les deux sens, le temps de sécuriser la zone et de maîtriser les flammes. Une évaluation des dégâts matériels, notamment sur l’infrastructure, est attendue en collaboration avec les services techniques et les assurances.
À ce stade, aucune perte en vies humaines n’a été officiellement signalée. Les autorités annoncent toutefois l’ouverture d’investigations pour déterminer les responsabilités et vérifier la conformité du camion impliqué.
Ce drame remet en lumière les enjeux cruciaux de sécurité routière et de respect des normes, dans un contexte où les appels à la vigilance peinent encore à être pleinement suivis.
Gildas AHOGNI

